Bon sang j'suis en retard!

mardi 24 janvier 2012

Tinténiac Quand on dépasse les bornes

Tinténiac Quand on dépasse les bornes


Dimanche matin, sur l'ex RN 137 de joyeux lurons avaient retournées les bornes kilométriques de la voie de la Liberté.


Deux de ces bornes étaient cul par dessus tête. Peut-être avaient-elles consommé trop de produits alcoolisés dans la nuit?


La voie de la Liberté est une voie commémorant la victoire des Alliés et la libération de la France, de la Belgique et du Luxembourg pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle est matérialisée par une série de bornes kilométriques le long du réseau routier entre Sainte-Mère-Église (borne 0) et Utah Beach (borne 00) en Basse-Normandie et Bastogne dans la province belge du Luxembourg, marquant l'itinéraire suivi par la 3e armée américaine commandée par le général Patton.



Axe routier principal actuel : N175-E03 & D4 d'Avranches à St-Malo
Saint-Servan (maintenant rattachée Saint-Malo) libérée le 17 août 1944 où les Allemands avaient fortifié la cité d'Aleth, une des composantes de la "Forteresse Saint-Malo".
Dol-de-Bretagne
Saint-Malo libéré le 16 août 1944, dont la vieille ville intra-muros a été pratiquement entièrement détruite

Axe routier principal actuel: N137 de St-Malo à Rennes

Rennes libérée le 4 août 1944.



jeudi 5 janvier 2012

Au rendez-vous des pêcheurs

Au rendez-vous des pêcheurs,
il leur sera beaucoup pardonné!


Tandis que Gwen Le Rest, l'illustrateur, dédicace également, Jean-Marc Paous s'entretient avec Nono Beuchard.

Ouest-France, toute l’actualité locale et internationale
Samedi, la médiathèque a connu une bonne fréquentation. Jean-Marc Paous, parti de Tinténiac depuis près de trente-cinq ans, y était revenu pour dédicacer le livre qu'il vient de publier, La course aux canards. Une chronique savoureuse sur ses années de jeunesse passées à Tinténiac.
L'affluence était telle que les gens ont eu le temps de discuter en attendant d'accéder à l'auteur et à sa dédicace. Dans la file, des gens partis de Tinténiac depuis longtemps. L'occasion de se retrouver mais surtout d'échanger des souvenirs que les moins de 50 ans ne peuvent pas connaître. Claude Delaporte, qui, bien sûr, n'a pas encore lu le livre, se réfère au titre. « C'est vrai, on plongeait dans le canal, on ne savait même pas nager. Mais on attrapait des canards. Mais fallait être motivé pour les manger, ils étaient durs comme de la corne ! » Beaucoup d'autres souvenirs sont revenus, notamment de Nono, cité dans le livre. Visiblement, il aurait matière à écrire quelques chapitres supplémentaires.
Jean-Marc Paous est ravi du succès de son livre. À plusieurs de ses lecteurs, comme Dominique Provost, une des mémoires de Tinténiac, il a demandé un retour. Très satisfaits également, Michel Delaunay et Béatrice Blandin, qui ont oeuvré ensemble à la promotion locale du livre. Plus d'une centaine ont été écoulés et dédicacés, samedi. Le livre est désormais en vente dans quatre lieux : au magasin de presse du centre commercial de Tanouarn, au bar-tabac le Batracien, au centre culturel et à la mairie.


J’entends vos critiques : Vous vous dites que Jean-Marc raconte sa vie une fois de plus !
Ben, ce n’est pas tout à fait vrai… Ces chroniques démarrent avec une chanson d’Hugues Aufray, « les crayons de couleurs », et se terminent par la construction du Mille-Club par les jeunes du pays… Il y a aussi Mai 68, le théâtre amateur, les premières colos, marqueurs d’une vocation pour un métier qu’on n’appelait pas encore : animateur socio-culturel.





En bref, un hommage aux valeurs de l’éducation populaire, à ma petite histoire…
Et puis ce livre est une aventure collective et bénévole. Une édition associative qui prend des risques : les Bédéastes Imageurs qui œuvrent pour la promotion des jeunes dessinateurs et de la Bande Dessinée comme outil pédagogique. Aussi chaque chapitre est introduit par une illustration de l’ami Gwen Le Rest qui signe aussi la couverture.

N’hésitez pas à faire tourner à vos amis ! A penser à des cadeaux que vous pourriez leur faire…
A bientôt !

Jean Marc PAOUS
http://bedeastes.wordpress.com/tag/jean-marc-paous/


Bon moi je vais évoquer le souvenir d'un bistrot qui connaît quelques vicissitudes... au Pont àl'Abbesse


au carrefour de la rue du prieuré et de l'avenue de libération juste avant le pont à l'abbesse...







Les inséminateurs avaient leur bureau juste à côté du café...





A l'été 2010, tout un pan de mur s'est abattu... une partie de l'histoire local qui s'en va!










mardi 3 janvier 2012

L'église de Tinténiac dite de la Trinité

L’Eglise de la Sainte Trinité Tinteniac




Construite à l'emplacement de l'ancienne église et de son cimetière, sur un site élevé qui accentue sa monumentalité, l´église de Tinténiac est l´une des églises les plus marquantes de cette période en Ille-et-Vilaine.

Elle a provoqué, dès les premières esquisses, un scandale retentissant, le comité diocésain reprochant à Arthur Regnault les dimensions trop vastes de l´édifice. A l´intérieur, la surprise est également totale. Inspiré des églises des Charentes, l'édifice surprend par sa structure formée de deux coupoles successives dont la première est aveugle et la seconde traitée en lanterne illuminée par des claustras remplis de verre de couleur
carte postale émise à l'occasion du centenaire de la nouvelle église (D Provost)




. On trouve ici dans sa version la plus démesurée toutes les composantes du style de l´architecte : la transparence des volumes, l´éclairage diffusé par des fenêtres hautes, les voûtes qui modèlent l´espace intérieur et la mise en scène du mobilier.



Plan d'Arthur Regnault  carte postale émise à l'occasion du centenaire de la nouvelle église (D Provost)   





Bien que désorientée, l'église paroissiale actuelle a été construite à l'emplacement de l'ancienne église dont subsistent encore en place : une partie du choeur du 12e siècle, le transept nord avec son fenestrage du 14e siècle, transformé en oratoire indépendant et certains éléments réemployés dans le gros-oeuvre de l'église actuelle dont l'ancien portail du 15e siècle remonté en façade latérale est, et la porte mortuaire du 16e siècle actuellement en façade latérale ouest. 


Porte des morts photo  (c) JM Bergougniou

Gaspard de Coligny a fait mettre en place la Porte des morts en 1555.



Détail des angelots  photo  (c) JM Bergougniou

L'ancienne porte des morts a été remontée dans le mur sud de la nouvelle église. Le décor est légèrement érodé ; quelques retouches ont été faites au ciment.


porte en bois  travaillé photo  (c) JM Bergougniou
photo  (c) JM Bergougniou






Plaque de dédicace dans l'escalier d'accès à la tribune
 photo  (c) JM Bergougniou


Fraîchement diplômé de l'école Centrale, Arthur Regnault entre par relation à la Compagnie Parisienne du Gaz en qualité d'inspecteur de 3ème classe à la fabrication des tuyaux.
Il y rencontre Léon Armand Daru, architecte de la Compagnie, qui le prend à son service. En 1861, il entre à l'Ecole des Beaux Arts et entreprend dès l'année suivante une série de voyages à travers la France. A partir de 1865, il passe trois mois en Italie. A son retour, il travaille chez l'architecte diocésain Michel Douillard puis complète sa formation auprès d'Antoine Guérinot, ancien élève de Viollet-le-Duc.





Il débute sa carrière d'architecte en 1866 avec le château de la Bretesche à Hédé. Il construira aussi quelques hôtels particuliers à Rennes mais cette clientèle l'intéresse moins. Il se consacre essentiellement à l'architecture religieuse. En 1868, il bâtit à Bovel la première de ses nombreuses églises.



CP souvenir de la bénédiction le 23 août 1908
Les réalisations d'inspiration romano-byzantine furent sans doute celles qui marquèrent le plus les contemporains d'Arthur Regnault. Son architecture révèle en fait une quête constante de l'essentiel.

Le clocher reste à construire et la mairie à détruire au premier plan 

L'architecte Henri Mellet a compris ce talent lorsqu'il prononce son discours lors de la remise à Arthur Regnault de la médaille d'Or de l'Association Provinciale des Architectes Français : "73 églises, toutes recueillies, toutes pittoresques : sévères ou gracieuses, légères ou puissantes ; somptueuses, modestes, suivant le temps, suivant les lieux, suivant aussi l'inspiration du jour : toutes marquées à votre sceau personnel et qui resteront pour nos neveux un superbe ensemble".



Plaque à Pierre Lemaître décédé quelques mois après le début des travaux photo  (c) JM Bergougniou

Lorsqu´il reconstruisit, Regnault intégra les éléments d´architecture anciens dans la nouvelle construction. La "jolie baie" du 14e siècle fut transportée dans le mur sud du bras sud du transept, au-dessus de l´ancien portail occidental du milieu du 15e siècle que surmontent les armoiries en bas-relief de la famille Laval-Montmorency, que l´on peut dater entre 1435 et 1500.



Le clocher en cours de construction




Le portail appelé "Porte des morts", qui donnait directement sur le cimetière, fut réinstallée dans le mur sud. Il présente les caractéristiques du style de la Renaissance : une travée ionique surmontée d'une frise d'angelots et couronnée d'un tympan triangulaire repose sur deux colonnes dont le soubassement est orné d'une tête de mort et d'os en sautoir. 


photo  (c) JM Bergougniou


photo  (c) JM Bergougniou


La porte elle-même s´inscrit dans un arc en anse de panier ; ses vantaux à douze panneaux sont ornés dans l´esprit du gothique : ceux du bas sont sculptés en serviettes, ceux du haut comportent des losanges et des alvéoles.





photo  (c) JM Bergougniou



Son côté sud était longé d'une galerie, à trois arcades gothiques, également conservée dans le jardin aménagé après la construction de la nouvelle église paroissiale. Cette dernière édifiée par Arthur Regnault entre 1900 et 1905 s'inspire des églises à coupoles des Charentes.


L'église en arrivant du Pont à l'Abbesse photo  (c) JM Bergougniou
L'église en arrivant de Rennes avenue Du Guesclin photo  (c) JM Bergougniou


Statue de la vierge tenant l'enfant Jésus sur son bras gauche. Elle aurait du mal sur le droit car il a été cassé par les intempéries.
On voit que la base de la statue est très dégradée.


photo  (c) JM Bergougniou


La statue en céramique de la vierge portant l'enfant Jésus a disparu. Outrage du temps, des intempéries, mais aussi certainement un défaut d'entretien, la statue s'est écrasée sur une des plateformes du toit. Il n'en reste que l'embase.


photo  (c) JM Bergougniou


photo  (c) JM Bergougniou

photo  (c) JM Bergougniou




... Au sud de l´église est un assez vaste porche du XIVe siècle, qui règne tout le long de la nef ; il est ouvert de quatre arcade ogivales, soutenues par des colonnes trapues aux chapiteaux et aux bases très simples




photo  (c) JM Bergougniou










photo  (c) JM Bergougniou


photo  (c) JM Bergougniou








photo  (c) JM Bergougniou









photo  (c) JM Bergougniou








photo  (c) JM Bergougniou


photo  (c) JM Bergougniou


L´abbé Guillotin de Corson écrivait ainsi en 1886. "Quelques parties de l´édifice annoncent une grande antiquité ; tels sont la majeure partie de la nef, l´intertransept et une portion des transepts ; tout cela est de style roman [peut-être contemporain de l´établissement des religieuses de Saint-Georges à Tinténiac, c´est-à-dire au 11e siècle].



photo  (c) JM Bergougniou


photo  (c) JM Bergougniou




photo  (c) JM Bergougniou


Le choeur primitif n´existe plus ; il a été remplacé par un chevet droit ouvert d´une fort jolie baie de style rayonnant semblant du XIVe siècle. [.. Quant à] la façade romane occidentale : on y a percé une riche porte de style ogival fleuri, avec colonnettes, voussures, choux et pinacles ; au-dessus est une fenêtre ogivale beaucoup plus simple. [..] ."

photo  (c) JM Bergougniou




photo  (c) JM Bergougniou


photo  (c) JM Bergougniou


photo  (c) JM Bergougniou


photo  (c) JM Bergougniou


photo  (c) JM Bergougniou


photo  (c) JM Bergougniou


photo  (c) JM Bergougniou


Armes des Montmorency Laval photo  (c) JM Bergougniou
photo  (c) JM Bergougniou


photo  (c) JM Bergougniou




L'oratoire, nef de l'église ancienne conservée dans le jardin et dont l'ouverture est fermée par des planches photo  (c) JM Bergougniou
Détail de l'oratoire photo  (c) JM Bergougniou
La porte d'accès semble avoir perdue sa clé et il n'est plus possible d'accéder dans cette partie de l'ancienne église photo  (c) JM Bergougniou
Peut-être en dédiant la chapelle à St Pierre? photo  (c) JM Bergougniou


C´est peut-être à l'architecte-retablier lavallois Tugal Caris - actif entre 1630 et 1666 - que la fabrique fit appel pour décorer le choeur. Le premier ensemble du maître-autel comportait en effet un retable en pierre et marbre. Il devait être en mauvais état vers 1900, puisqu´il ne fut pas réutilisé, mais simplement remonté dans l´ancien bras nord du transept conservé dans le jardin autour de l´église actuelle.


Au travers du grillage on aperçoit le haut du retable photo  (c) JM Bergougniou
On trouve, accroché dans l´église, le tableau de situation et de signification des verrières qui décorent les baies de la nef. 


Les verrières sont nombreuses. Les vitraux visent tous à mettre en valeur le symbole d´un sacrement (Baptême, Eucharistie, Ordre..), d´une vertu (Foi, Charité..) ou d´un dogme de l´Eglise (le Travail, la Rédemption, le Paradis..). 




photo  (c) JM Bergougniou


photo  (c) JM Bergougniou

Les verrières sortent de l´atelier du verrier chartrain Charles Lorin, en 1908. Elles ont été offertes par divers paroissiens et membres du clergé. L'une d'elles - l'oculus de la baie 103 - fut remplacée dans les années 1960. La représentation de l'Assomption y prend la place de celle du Sacré Coeur.


photo  (c) JM Bergougniou


photo  (c) JM Bergougniou


photo  (c) JM Bergougniou


photo  (c) JM Bergougniou


photo  (c) JM Bergougniou




photo  (c) JM Bergougniou


photo  (c) JM Bergougniou


photo  (c) JM Bergougniou


photo  (c) JM Bergougniou






Le dessin des verrières de la coupole du choeur date de 1905. Il s´agit d´une composition géométrique de petites dalles de verre, colorées essentiellement en bleu et rouge avec quelques touches de jaune et de vert ; leur éclairage met en valeur le maître-autel dont il rejoint les tonalités de la mosaïque. La très grande verrière du bras nord du transept reprend les mêmes teintes, quoique moins saturées.


photo  (c) JM Bergougniou


Toujours en 1905, Arthur Regnault réalisa un dessin de l'élévation du maître-autel "en vue d'une demande de secours". Mais c´est un autre parti qui sera adopté : un plan de 1907 montre le choeur tout entier, en y localisant le maître-autel, le baldaquin (emplacement des colonnes), les stalles, la "balustrade" et le dallage en céramique. L´autel à soubassement de granite gris est recouvert presque entièrement de plaques de marbres polychromes de même que le tabernacle, posé directement sur l'autel, et le gradin. 

photo  (c) JM Bergougniou



Le retable à redents porte un décor végétal de mosaïques et de tesselles dorées, probablement imaginé par Isidore Odorico que l'architecte associait très souvent à ses chantiers. Un baldaquin, peint ou recouvert de mosaïques, abrite le tout sous une voûte étoilée soutenue par quatre colonnes en marbre à chapiteau feuillagé doré ; chacun de ses angles est occupé par un ange jouant de la trompette. Une table de communion viendra compléter cet ensemble à partir de 1911.




photo  (c) JM Bergougniou

Le mobilier de la sacristie fut conçu dès 1907. Tout y est pensé pour entreposer les objets de culte et les vêtements liturgiques et faciliter la tâche du clergé. Un vaste chasublier à trois colonnes de tiroirs, protégés derrière des vantaux, voisine avec des armoires à chapes. A côté, un meuble imposant est ingénieusement construit autour du pilier central, qui regroupe un bureau, une petite armoire pour les vases précieux, surmontant une tablette destinée à les poser avant l'office, et un lavabo (prévu mais remplacé par une seconde armoire). La porte entre le choeur et la sacristie, une armoire pour la deuxième sacristie, la tête de cheminée de la sacristie..., aucun détail n´est négligé.




photo  (c) JM Bergougniou



Le premier ensemble du maître-autel comportait un retable, peut-être construit par l'architecte-retablier lavallois Tugal Caris, actif entre 1630 et 1666. L'autel, le tabernacle et les gradins qui accompagnaient ce retable ont été remplacés au début du 19e siècle. Lorsque la nouvelle église fut construite, cet ensemble fut déposé ; le retable de pierre est resté en place dans ce qui reste de l'ancienne église ("chapelle" dans le jardin aménagé autour de l'église). L'autel, le tabernacle et les gradins sont actuellement déposés dans la chapelle des fonts.




photo  (c) JM Bergougniou




L'autel et le tabernacle faisait partie du retable conservé en granit et marbre conservé dans la chapelle entre l'église et la maison Saint-Anne. Il aurait été réalisé entre 1630 et 1666. Déposé lors de la construction de l'église, il a été remonté dans la chapelle des fonts.



photo  (c) JM Bergougniou


photo  (c) JM Bergougniou




Des statues de bois furent achetées, dont six sont parvenues jusqu´à nous. Si l´on en juge par une particularité technique - le revers, évidé, est obturé par une plaque de bois sculptée -, quatre d´entre elles sortent du même atelier : celles de saint Yves, saint Louis, saint Joseph menuisier et l´Education de la Vierge ; si la statue de saint Yves a pu être sculptée pendant la première moitié du siècle, les trois autres paraissent plutôt dater de la seconde. La statue de saint Melaine montre des ressemblances frappantes avec celle de saint Yves dans la manière de rendre les plis de la soutane et du surplis ; la première moitié du siècle lui conviendrait bien, datation avec laquelle s´accorde le traitement de la barbe de saint Melaine. Même atelier ne signifie pas pour autant même main : saint Yves, saint Melaine et saint Louis sont l´oeuvre d´un sculpteur plus habile que l´auteur des deux autres.



photos JM Bergougniou


sources : 

I