Bon sang j'suis en retard!

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lundi 22 août 2016

Fête de l'Agriculture JA35 Saint-Brieuc des Iffs Tinténiac 2016 Les Maires ne sont que des bêcheurs

Les Maires ne sont que des bêcheurs


Une des attractions de la fête de l'Agriculture organisée par les JA35 fut certainement le concours de bêchage réservé aux maires des communes des secteurs de Tinténiac et Bécherel

L'arme à la main pour ne pas être à labour photo (c) JM Bergougniou


La  bêche est un outil manuel du jardinier servant à retourner et à ameublir la terre sur de petites surfaces. Sa fonction est d'ameublir en profondeur (de l'ordre de 35 cm) la terre en la retournant. 

la bêche photo (c) JM Bergougniou


L'opération de retournement (on ne sait si certains ont pratiqué celui de la veste) permet aussi d'enfouir de la fumure pour enrichir le sol en matière organique. La bêche sert aussi à couper des racines, et à aider à l'arrachage de certains légumes (carottes, poireaux). Elle est constituée d'une pièce de travail métallique, le « fer », et d'un manche en bois.


L'arme sur l'épaule photo (c) JM Bergougniou

Saint Brieuc des Iffs est une commune bretonne rurale d’Ille-et- Vilaine située entre Rennes et Saint-Malo, proche de Tinténiac. Elle comporte 369 habitants.

Sa situation géographique permet de vivre à la campagne tout en étant rapidement sur Rennes ou Saint-Malo via la D137.



Concentration maximum  photo (c) JM Bergougniou

Saint Brieuc des Iffs vient de l’évêque breton Saint-Brieuc (Ve siècle-béatifié pour avoir soumis des loups), et des ifs, arbres centenaires situés autour de l’église.

La paroisse de Saint-Brieuc (-des-Iffs), mentionnée dès le XIe siècle et appartenant au début du XIIe siècle à l’Abbaye de Saint-Melaine de Rennes, s’unit à celle des Iffs au milieu du XIIIe siècle et le reste jusqu’en 1629.


 Chapeau bas  photo (c) JM Bergougniou


  • La bêche plate : faite d'un fer plat tranchant suffisamment mince et solide. Le fer de bêche a une hauteur variable suivant les utilisations prévues 
  • La fourche bêche : le fer de bêche est remplacé par des dents (de 3 à 5, 4 dents étant la fourche normale). Elle est utile dans les terres argileuses collantes (terres lourdes). 
  • Le louchet : une bêche au fer long et étroit, employée pour un travail plus précis que des bêches plus larges ou pour fouiller à une profondeur plus importante. Le louchet est utilisé par les pépiniéristes pour arracher arbres et arbustes en pépinière, atteignant les racines profondes.


La position du cantonnier  photo (c) JM Bergougniou

En 1262, Jean de Longaulnay fut pourvu de ces deux paroisses. Quant à savoir si Saint-Brieuc conserva ses droits de paroisse après cette union, il est difficile de l’affirmer. Ce qui est certain, c’est qu’on ne connaît aucun recteur de Saint-Brieuc distinct de ceux des Iffs. Ce n »est qu’aux siècles derniers que Saint-Brieuc était considéré comme une trève des Iffs. Ce curé de Saint-Brieuc habitait un presbytère qui fut reconstruit en 1723. Saint-Brieuc fut séparé des Iffs dès 1803 et érigé dès lors en paroisse ; mais le traitement du recteur fut supprimé en 1814 et la paroisse ne fut officiellement rétablie que le 11 février 1820 par ordonnance royale (Pouillé de Rennes).
Le 16 août 1718, Marguerite, Julienne et Anne Amisse (3 soeurs) fondèrent une école de filles à Saint-Brieuc-des-Iffs. L’école des garçons est mentionnée à partir de 1739. L’école fut fermée en 1970.
Olivier se demande qui financer photo  (c) JM Bergougniou

Les compétiteurs se défient photo (c) JM Bergougniou
Le maire se place dos à la surface à bêcher. Il enfonce sa bêche en pesant de tout son corps en appuyant à l’aide de son pied sur le haut du fer de bêche (partie pelle). 

Derniers instants de recueillement  photo (c) JM Bergougniou
Une fois le fer enfoncé, il bascule le manche en arrière vers le sol. La motte contenue dans la bêche est ensuite retournée de manière que la terre du dessous soit dessus et vice versa. Après avoir réalisé un premier rang, il recule d’un pas et commence un nouveau rang, et ainsi de suite.


A vos marques  photo (c) JM Bergougniou
Dans le calendrier républicain, la Bêche était le nom attribué au 10e jour du mois de ventôse
les spectateurs attentifs photo (c) JM Bergougniou

aux ordres du starter  photo (c) JM Bergougniou

Remi COUET le local de l'étape photo (c) JM Bergougniou


prêt à croiser le fer photo (c) JM Bergougniou
Le premier et parfois le deuxième rang, servent à réaliser une petite tranchée, la jauge. La terre est retirée temporairement de la parcelle à bêcher. Cette tranchée est comblée au fur et à mesure que progresse le retournement de la terre du rang suivant qui devient la nouvelle jauge. La jauge suit ainsi la progression du cultivateur.
C'est parti photo (c) JM Bergougniou
Les chemins de randonnée sont nombreux; on peut noter le GR37 (circuit des Bouterolles), allant de Cardroc à Hédé, qui traverse la commune. Ces chemins sont régulièrement entretenus pour permettre la pratique sportive (VTT, course à pied) ou tout simplement une randonnée pédestre ou équestre.

Allier vitesse et qualité photo (c) JM Bergougniou

La terre est belle  photo (c) JM Bergougniou

Le louchet est un outil de 28 ou 30 cm identique à la taille des bêches. Les plus longues, de 36, 38 et 40 cm de hauteur, sont essentiellement destinées aux pépiniéristes.

Attention au tour de reins photo (c) JM Bergougniou


La principale différence vient de la technique de fabrication :
la bêche est fabriquée comme une pelle à partir d'une tôle plate emboutie (le plus souvent à chaud) appelée « panne » avec une douille ouverte ce qui fait que le manche est en contact avec la terre.



Le louchet quant à lui est fabriqué à partir d'une panne comme la bêche, mais on lui ajoute une « plume » soudée soit derrière, soit devant (et parfois un anneau selon les modèles) qui sert de fourreau au manche de façon à rigidifier l'emmanchage et à isoler le bois du manche de tout contact avec la terre (ce qui évite le pourrissement du bois), ce qui fait qu'on associe souvent le louchet aux pros du jardin. Par ailleurs après trempage de l'acier le louchet est généralement poli entièrement ce qui permet d'obtenir un outil sur lequel les terres grasses ne collent pas.

photo (c) JM Bergougniou
photo (c) JM Bergougniou

La France détient le record du nombre de modèles différents de bêches et de louchets, (plus de 40 en tout sans tenir compte des tailles et des formes de manches). Chaque région possède son modèle particulier dont les formes et les dimensions varient. 

En Bretagne, il existe plus de neuf formes différentes de bêches ayant la dénomination « Bretagne », ce qui fait compte tenu des tailles et des manches 45 références différentes.


photo (c) JM Bergougniou

photo (c) JM Bergougniou

la position n'est pas toujours orthodoxe  photo (c) JM Bergougniou

le commentateur officiel photo (c) JM Bergougniou


photo (c) JM Bergougniou

photo (c) JM Bergougniou

photo (c) JM Bergougniou

photo (c) JM Bergougniou



photo (c) JM Bergougniou


photo (c) JM Bergougniou

photo (c) JM Bergougniou

La photo finish pour les départager photo (c) JM Bergougniou

sous l'oeil des spectateurs attentifs... une épreuve sélective pour un prochain mandat!
photo (c) JM Bergougniou


face à face photo (c) JM Bergougniou




Partir du bon pied photo (c) JM Bergougniou


Sources 

Wikipédia

commune de Saint Brieuc des Iffs


dimanche 21 août 2016

JA35 Saint-Brieuc des Iffs Ille et Vilaine Bretagne Fête de l'agriculture

JA35 Saint-Brieuc des Iffs Ille et Vilaine Bretagne Fête de l'agriculture



ça y est c'est fini... la fête de l'agriculture a fermé ses portes avec un nombre de visiteurs importants... Plus de 7000 galettes ont été vendues en ce dimanche ensoleillé... Je n'ose imaginer le nombre de verres de bière servis...



Meuh-Meuh en est témoin... le parking était plein, plus une place pour se garer cet après-midi... Entre 30 et 40 minutes d'attente pour trouver une place au restaurant et il y avait 2 files d'attente




A part un peu de vent soulevant la poussière et une averse pour la mouiller, tout s'est terriblement bien déroulé.




Samedi  dès 09h00 les marcheurs partaient pour une randonnée de 9 km dans la campagne de Saint-Brieuc puis dès 10h00 le marché des producteurs locaux ouvraient avec les glaces de la ferme... je ne vous dis que ça.




Le stand de la MSA fut très fréquenté, le panier garni attirant les participants au tirage. 




















A suivre ...




mardi 2 août 2016

Le 2 août 1944, les américains libéraient Tinténiac et la Baussaine Bretagne Ille et Vilaine

Le 2 août 1944, les Américains libéraient Tinténiac et la Baussaine

En ce 2 Août, La Baussaine a tenu à se souvenir de la libération de la commune par les troupes américaines et à rencontrer ceux qui l'avaient vécue. 


Une petite exposition a retracé les années de la guerre, les conditions de vie, la résistance et les quelques photos connues des américains à La Baussaine et en Tinténiac.



Ils étaient sept en ce mardi matin à la Mairie de La Baussaine, quelques enfants, des familles en vacances ou non encore parties, le président du club de l'Amitiè de la Baussaine, Daniel Chotard, les porte-drapeaux des FFI d'Ille et Vilaine Henri Chiloux et le porte-drapeau de l'UNC Michel Simon en l'absence du titulaire.

Le Président de l'UNC locale Raoul Le Guerhier a présenté les participants et la situation dans le canton de Tinténiac le 2 août 1944. 

Raoul Le Guerhier président de l'UNC de La Baussaine

Puis il a retracé les évènement depuis le débarquement, cités les unités qui, a un titre ou l'autre sont passées dans le village.

U.S. National Archives and Records Administration
Dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, les parachutistes américains et les planeurs britanniques se posaient sur le sol français dans la plus grande opération aéroportée et amphibie jamais connue.

Engluées dans le bocage normand, les troupes américaines semblent piétiner.



C'est alors que l'opération COBRA est décidée fin juillet 1944. Le but est de s'ouvrir la route de la Bretagne, d'empêcher les troupes allemandes de remonter vers la Normandie et de prendre les ports de Brest et Lorient. Elle sera poursuivie par la percée d'Avranches.

Le général Patton arrive dans le Cotentin avec la IIIe armée. Il connait le pays, il est venu en voyage de noces au Mont Saint-Michel...

L'offensive débute le 25 juillet par des bombarde-ments aériens dans la région de Saint Lo. Malgré quelques erreurs de cibles, la Panzer Lehr division est détruite.







U.S. National Archives and Records Administration

Le 26 juillet, le VIIe corps américain du général Collins progresse d'une dizaine de kilomètres, enlevant Saint-Gilles puis Canisy après avoir franchi la route allant de Coutances à Saint-Lô. Devant la menace d'encerclement qui se précise, les Allemands décrochent dans la nuit du 27 au 28 juillet 1944. Vingt mille hommes du 84e corps échappent à l'encerclement.

Les divisions blindées américaines déferlent irrémédiablement vers le sud et l'ouest. Lessay et Périers sont enlevées dans la journée. Coutances est libérée le 28 par la 4e division blindée américaine du général Wood. 





Le 30 juillet, la 6e division blindée américaine du général Grow traverse Bréhal et Granville sans s'arrêter. Le soir même, Wood, fonçant toujours en pointe, s'empare d'Avranches. Dès le lendemain, il réussit à prendre intact le pont de Pontaubault, sur la Sélune, voie de passage du plus haut intérêt stratégique vers la Bretagne qu'envahit le VIIIe corps d'armée américain du général Troy Middleton


Le 1er Août la 6e DB fut attachée à la 3e Armée du Général Patton ayant pour objectif la ville de Brest en Bretagne.

Allemands devant l'église de Tinténiac (DR)



La Sister Division de la 6e DB, la 4e Division blindée avait quant à elle pour objectif la capture des villes de Rennes et de Lorient.



Le 1er août, elle traversa le Couesnon, dépassa Rennes le 4 et libéra Châteaubriant dans la soirée. Le 5, elle se retourna vers l’ouest et se scinda en deux colonnes : au nord, le CCB, par Malestroit et Baud, atteignit Pont-Scorff le 7 ; au sud, le CCA libéra Redon, Vannes et Auray, avant d’opérer sa jonction avec le CCB. Les opérations en Bretagne se terminèrent avec la libération de Nantes, le 12 août.

Devant le café de Jules Salan au Pont à l'Abbesse, de gauche à droite Thérèse Limoux, Simone Hamon, Marie Salan et Mme Cognard et sa fille dans la JEEP du 212th AFA Collection Annick Bergougniou

Les Américains sont arrivés à Tinténiac par la Basse-Forêt en provenance de Combourg. Ils sont accueillis au Pont à l'abbesse par quelques habitants.

Itinéraire au mois d'août 1944 de la 212th AFA

1 -- Antrain -- Combourg, Tinteniac, Bécherel, Quédillac
3 -- St. Meen-la-Grand, Mauron
4 -- St. Jouen-de-Lisle, La Trinité-Porhoet, Pontivy, Guéméné-Scorff -- Gourin, Landeleau, Huelgoat, La Feuillée
7 -- Thegonnec, Bodilis, Plouneventer, Kersaint-Plabennec
8 -- Gouesnou
9 -- Plouvien
10 -- Plabennec
14 -- Lesneven, Landivisiau, Comanna, Huelgoat, Landeleau, Gourin, Le Faouet, Arzano, Pont-Scorff
28 -- Plouay, Baud, Vannes, Redon
29 -- Nozay, Cande, Angers, Bauge
31 -- Chateau-Renault, Vendome, Beaugency, Bucy
Toujours dans le cadre du Combat Command A, le 212e a quitté ses positions à Avranches à 15h00 le 1er Août, vers le sud  puis est passé à  Avranches, puis vers l'ouest pour couper la péninsule de Bretagne en deux. Nightfall retrouve le bataillon à Antrain après une journée sans incident. puis ce sont Combourg, Tinténiac, Bécherel et Quédillac à marche forcée le lendemain puis le surlendemain  Saint Méen-le-Grand et Mauron.
 Le bataillon lui-même n'a pas atteint Mauron le 3 Août, mais a pris des positions sur les deux miles au nord de la ville où la résistance a tenu l'avance de la colonne. 

LA BAUSSAINE veut se souvenir

Le temps passe, les souvenirs s'estompent. Ils avaient tous en ce 2 août 1944 entre 11 et 16 ans. Ils vivaient dans le bourg ou dans les fermes de la commune.


La Baussaine l'église
La guerre, ils la connaissaient avec son lot de rationnement et de contraintes. Ils se rappellent le mitraillage des convois allemands par l'aviation alliée... Certains parlent d'avions canadiens. 

Travaillant aux champs, ils se mettent à l'abri à couvert laissant le vélo appuyé contre un arbre. L'alerte passée, de retour au pied de l'arbre, le vélo avait vécu, une balle dans le cadre l'avait tué...


la mairie de La Baussaine

On parle aussi de ce polonais embrigadé dans l'armée allemande et qui fut tué lors de l'attaque aérienne. Il fut enterré dans un champ après que les soldats allemands lui aient rendu les honneurs militaires. Sa famille rapatriera le corps plus tard.



Marianne e mairie de La Baussaine

Ils savaient que les Américains arrivaient. Ils savaient qu'ils étaient à Combourg. Des personnes de passage faisaient circuler l'information, du moins pour ceux qui pouvaient se déplacer à bicyclette. Nombre d'entre elles furent volées. L'une d'entre elles fut retrouvée par son propriétaire à la Barre de Bécherel.





Les Américains faisaient le V de la Victoire. Ils distribuaient bonbons, chewing-gum, cigarettes. C'était la première fois que des gamins mangeaient des bonbons...



Dans la crainte d'une contre-attaque les Américains installent des postes de sécurité dans le bas de la côte vers le Bourg-neuf. Des tranchées dans le blé non moissonné. 
M Collet la nuit entend du bruit, il va voir, il sera tué par la sentinelle américaine. Le lendemain, il sera ramené dans le bourg. Un officier viendra en mairie "s'excuser" et assistera aux obsèques.



Après la libération il y a bien sur eut quelques vengeances à l'encontre de ceux avaient fréquenté les Allemands.



Il y aurait même eu un terrain d'aviation à La Baussaine. Patton s'y serait posé...
La division américaine était équipée d'avions de reconnaissance pour repérer les troupes ennemis et pour régler les tirs de l'artillerie. Ces avions les PIPER se contentaiten d'une piste sommaire en terre. Un champ moissonné à La Baussaine fit l'affaire.

Puis la vie a vite repris son cours. 



Une gerbe est déposée au monument aux morts par les enfants présents. Cet instant est suivi par une minute de silence.  Un vin d'honneur est servi en Mairie.




Parmi les sept anciens, un seul homme, Paul Pinault. Les femmes comptaient Mesdames Chotard, Léa Lardoux, Pascaline Morel, Albertine Marquet, Yvonne Alix et Odette Vignier.