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mardi 3 février 2026

La culture du chanvre en Bretagne les cordiers de Tinténiac

La culture du chanvre en Bretagne

Autrefois très répandue en Bretagne, la culture du chanvre était pratiquée dans la plupart des paroisses des évêchés de Rennes, Saint-Malo et Dol.

Le chanvre avait un double usage :

  • domestique, pour la fabrication d’un linge de maison solide et résistant ;

  • professionnel, pour la confection de cordes, cordages et toiles indispensables aux activités agricoles, artisanales et maritimes.

Ce commerce était strictement réglementé. Aucune exportation n’était autorisée avant que la Marine royale n’ait prélevé les quantités nécessaires à ses besoins.

Un métier ancien et encadré


Dans les périodes les plus anciennes, le métier de cordier était parfois exercé par des personnes atteintes de la lèpre, notamment à la suite des croisades ou de voyages en Orient. Afin de limiter les risques de contagion, ces personnes étaient isolées dans des établissements appelés léproseries ou maladreries, construits à l’écart des bourgs.

À Tinténiac, une léproserie existait au lieu-dit La Madeleine, confiée aux Frères hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. La fabrication de cordes constituait alors un moyen de subsistance pour ces populations marginalisées.

Les premiers cordiers à Tinténiac : la famille Palluet


La plus ancienne implantation connue de cordiers à Tinténiac est celle de Jan Palluet, né à Saint-Thual le 1ᵉʳ mars 1773. Issu d’une lignée de cordiers active depuis la seconde moitié du XVIIᵉ siècle, il transfère son activité à Tinténiac avant 1810.

Après son décès en 1839, son épouse poursuit l’activité. Elle est recensée comme cordière-chef en 1846 puis en 1856. Leur fils, Joseph Palluet, né en 1826, exercera également le métier avant de s’installer à Saint-Aubin-d’Aubigné.

La famille Flaux, une activité sur plusieurs générations

bulletin paroissial de Tinténiac

partir de 1846, la famille Flaux devient un acteur majeur de la corderie à Tinténiac. Augustin Flaux s’établit comme cordier rue du Puits Frin. Après son décès prématuré en 1848, son épouse Thérèse Juhel poursuit l’activité.

La fabrication de cordes se transmet ensuite sur plusieurs générations, assurant la continuité du métier jusque dans la première moitié du XXᵉ siècle.

La fin progressive de la corderie

À la fin du XIXᵉ siècle, Eugénie Jourdan, veuve de François Flaux, dirige l’atelier en tant que cordière-maîtresse. Elle emploie des ouvriers et forme ses fils au métier.

Son fils Joseph-Marie Flaux exerce encore comme cordier-chef en 1921. Après son décès en 1940, son épouse Marie Voisin maintient l’activité pendant une dizaine d’années, marquant la fin progressive de cette tradition artisanale à Tinténiac.

Un patrimoine encore visible aujourd’hui



famille Flaux habitait l’ancienne maison à porche, située place de l’Auditoire. L’atelier de cordier était installé le long d’un chemin creux, à l’entrée de l’agglomération.

La rue qui a remplacé ce chemin porte aujourd’hui le nom de rue de la Corderie, rappelant l’importance de cette activité artisanale dans l’histoire de la commune.


vendredi 12 septembre 2025

Journées européennes du patrimoine 20 & 21 septembre 2025 Musée de l'outil et des métiers Tinténiac

Journées européennes du patrimoine 

20 & 21 septembre 2025

Depuis de nombreuses années le musée de l'outil accueille les journée du patrimoine. 
Les premières Journées du patrimoine ont été lancées le 23 septembre 1984 à l'initiative du ministre Jack Lang, sous le nom de « Journée portes ouvertes dans les monuments historiques », le troisième dimanche de septembre.

Le patrimoine architectural français sera à l’honneur lors de cette 42e édition.

Bâti au bord du canal d'Ille et Rance, le musée est abrité par un ancien hangar agricole bardé de bois résineux. Il est posé sur un vide sanitaire.


Toute sa richesse réside dans les ateliers et objets présentés dans ses locaux.

Au programme 

Le musée de l'outil accueillera les journée du patrimoine les 20 & 21 septembre 2025. 

Le samedi ouverture de 14h00 à 18h00, 

le dimanche de 10h00 à 12h00 et de 14h00 à 18h00.  

Entrée payante :adultes 5€ - ado 3€ - moins de 12 ans gratuit.


Le samedi découverte du magasin à grains et de son histoire autour d'une balade intitulée 


"des clés pour voler du grain".


L'Ouest-Eclair


La Dépêche Bretonne

Comment des voleurs utilisant de fausses clés se sont retrouvés devant les tribunaux et être condamnés au bagne.


Le parlement de Bretagne - Palais de justice




Sac de grains Delamotte Tinténiac


mais aussi on parlera chaussures, de la machine goodyear et de la grève des chaussonniers à Fougères en 1906



Le dimanche à partir de 15h00, balade contée avec Laura DBA autour d'ateliers du musée.


jeudi 10 avril 2025

Le Musée de l'Outil et des Métiers se prépare à sa réouverture Saison 2025

Le Musée de l'Outil et des Métiers se prépare à sa réouverture



Après sa fermeture hivernale, le musée reprend vie avec les premiers rayons du soleil.

Autour du musée, le personnel municipal à débroussailler, nettoyer le terrain, de l'herbe a été semée, l'espace s'apprête à recevoir table et bancs et les premiers visiteurs.

Dans le musée, les pinceaux, les brosses, la toile émeri sont de sortie...

Il faut être prêt pour l'ouverture du 14 juin.


Mais quelques jours avant à la Médiathèque les Forges, le musée présentera une exposition sur une famille ayant exercé le métier de cordonnier durant trois générations : les PEROU.

Joseph Pérou le dernier a avoir exercé l'activité de cordonnier à Tinténiac a en effet légué au musée de l'Outil et des Métiers matériels, outils et dessins à l'association.

Ces dessins redécouverts vont servir de support à l'exposition qui se tiendra du 4 juin au 31 août 2025 à la médiathèque.





La Bourbansais

Les 26 et 27 avril, le Musée sera à Couleurs de Printemps à la Bourbansais








St-Brieuc-des-Iffs



Et puis le musée sera présent à St-Brieuc-des-Iffs pour sa fête annuelle le 18 mai 2025 à partir de 10 heures autour de l'Eglise.