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samedi 13 juin 2026

Jazz'N Boogie Tinténiac 12 juin 2026

Jazz'N boogie Tinténiac 12 juin 2026

Hier vendredi une excellente fin d' après-midi à la salle Ille et Donac. 

Une nouvelle édition de Jazz'N Boogie avec un temps qui s'était mis de la partie. En apéro musical Aurélie Tropez clarinettiste et Alexis Lambert à l'accordéon.

Aurélie Tropez débute la clarinette dès son tout jeune âge, puis obtient une médaille d’or en saxophone classique, en formation musicale ainsi qu’en musique de chambre au Conservatoire National de Nice.
Parallèlement, sa carrière de clarinettiste s’oriente vers le monde du jazz à travers lequel elle évolue en partageant la scène avec de grands artistes tels que : Rhoda Scott, Sanseverino, Jean-Luc Ponty, John Surnam, Dan Barrett, Marc Laferrière, Maxim Saury, Claude Luter, Chris Barber, Ken Peplowski, Pierre Richard, Stan Laferrière, Evan Christopher, Julie Saury…
Aurélie Tropez s’exprime dans un style très personnel, conjuguant les influences New-Orleans, Swing, Caribéennes et Choros .


Et ensuite une soirée jazz manouche.

Les initiateurs de ce style, d'abord caractérisé par les instruments à cordes, sont Django Reinhardt et Stéphane Grappelli, auxquels sont venus s'ajouter, au fil des années des accordéonistes, des bassistes, des clarinettistes. La nouvelle génération de musiciens a fait évoluer le jazz manouche dans plusieurs directions, notamment vers le jazz-rock de Boulou Ferré.




Raphaël FAŸS (guitare)

Fabien CHANDEVAU (guitare rythmique)

José PALOMO (percussions)

Nicolas SÉLINGANT (contrebasse)

Sabrina TARRAGONA (danse Flamenco)   





Raphaël Faÿs, est un guitariste et compositeur français né le 10 décembre 1959 à Paris. Il aborde plusieurs styles, du jazz au flamenco en passant par le swing manouche, le jazz fusion et le classique.



Il s'investit dans le style jazz fusion puis, en 1987, il rencontre Paco de Lucía à Paris et se consacre au flamenco, qu'il travaille avec ses amis espagnols : « Le flamenco est une musique que j'ai vécue et que je sens au fond de moi. 



Il transpire dans ma façon de jouer, même quand je joue du jazz… Quand je monte sur scène, je suis comme un torero qui entre dans l'arène. »



vendredi 8 mai 2026

Tinténiac 8 mai 2026 Des nouveaux noms sur le monument aux morts Jules Victor Bernard Torpillage du Medjerda

 Tinténiac 8 mai 2026  Des nouveaux noms sur le monument aux morts Jules VicTor Bernard Torpillage du Medjerda


Il y a 109 ans presque jour pour jour un drame se déroulait au large des côtes espagnoles... une tragédie selon la presse de l'époque!

Le 11 mai 1917 la Méditerranée semblait presque paisible. La mer était calme, l’air doux, et sur le pont du paquebot Medjerda, les passagers tentaient d’oublier un instant la guerre qui ravageait l’Europe depuis bientôt tant années. Des soldats chantaient, un petit concert improvisé faisait sourire les voyageurs secoués par le roulis, tandis qu’au loin une petite balancelle espagnole dérivait tranquillement dans la lumière du soir. Quelques minutes plus tard, le décor basculait dans l’horreur.



Une torpille lancée par un sous-marin allemand éventra brutalement le navire. Les chaudières explosèrent. Le Medjerda sombra en deux minutes et demie seulement. Dans les cris, la vapeur et les débris, des centaines d’hommes, de femmes et de militaires furent précipités dans une mer devenue tombeau. Sur les 623 passagers embarqués, plus de la moitié périt dont 

BERNARD Joseph Jules Victor, né le 25 février 1885 à Tinténiac (Ille-et-Vilaine), Soldat de 2e classe, Matricule n° 03.024, classe 1905, n° 2.283 au recrutement de Rennes

Parmi eux se trouvait Jules-Victor Bernard.

Né en 1885, Jules-Victor Bernard avait répondu à la mobilisation dès le début de la Grande Guerre. Il participa d’abord aux combats en Belgique avant d’être envoyé au Maroc pour des opérations de maintien de l’ordre dans un contexte colonial encore instable. Comme tant de soldats de cette génération, il avait traversé les fronts, les départs précipités, les traversées interminables et l’incertitude quotidienne. En ce mois de mai 1917, il rentrait en permission lorsqu’il embarqua à bord du Medjerda. Il ne devait jamais revoir les siens. Il avait 32 ans.

"La Medjerda mit deux minutes et demie pour couler. M. Héraut rapporte que dans le naufrage du bateau il fut sauvé par M. Collet, imprimeur à Sidi-Bel-Abbès, mutilé de guerre.

Il ajoute que cinq minutes après le coup de torpille le sous-marin s’éloignait, emmenant prisonnier le lieutenant et traînant à sa remorque la balancelle espagnole.

« Nous restâmes sur notre radeau sauveur, jusqu’au lendemain 10 heures, au moment où un bateau anglais nous aperçut et vint à notre secours. Nous sommes débarqués à Port-Vendres où la population, qui connaissait déjà notre torpillage, nous accueillit chaleureusement. »"


Le torpillage du Medjerda provoqua une émotion immense en France comme en Afrique du Nord. Très vite, les journaux parlèrent de « piraterie allemande ». Des survivants racontèrent qu’une embarcation espagnole se trouvait à proximité immédiate avant l’attaque. D’autres affirmèrent que des marins allemands avaient été aperçus dans des ports espagnols les jours précédents. 




Les rumeurs enflèrent aussitôt : certains accusèrent les autorités espagnoles d’avoir fermé les yeux sur les activités des sous-marins allemands en Méditerranée. Vérité, propagande de guerre ou simples coïncidences tragiques ? Plus d’un siècle après, le mystère demeure partiellement entier.

Le sous-marin responsable appartenait à cette flotte de U-Boote allemands qui, en 1917, menaient la guerre sous-marine à outrance contre les navires alliés. Invisibles et redoutés, ces bâtiments transformaient la mer en piège permanent. Chaque traversée devenait une loterie funèbre où un simple sillage pouvait annoncer la mort.

Et pourtant, malgré le drame, malgré les centaines de victimes et malgré le sacrifice de Jules-Victor Bernard, son nom resta longtemps absent ou ignoré des mémoires officielles. Pendant des décennies, aucun passant devant le monument aux morts ne pouvait deviner qu’un enfant du pays avait disparu dans le naufrage du Medjerda.



En ce 8 mai, journée de mémoire et de paix, une plaque sera enfin posée pour lui rendre hommage. Plus d’un siècle après sa disparition, Jules-Victor Bernard retrouve sa place dans l’histoire collective et dans la mémoire des siens. Ce geste tardif mais essentiel rappelle qu’au-delà des grandes batailles et des chiffres terribles de la Grande Guerre, chaque nom gravé raconte une vie interrompue, un destin brisé et une famille qui attendit en vain le retour d’un des siens.


Sources

L'Ouest-Eclair

Le Roussillon

L'Akhbar 1er juin 1917

Le Midi-Colonial

L'Action algérienne

Le Matin 21 mai 1917

El Diario 24 mai 1917

mercredi 29 avril 2026

Le dépommoir Durand Bécherel Musée de l'Outil Tinténiac

Note sur le dépommoir Durand


Le dépommoir Durand, fabriqué à Bécherel (Ille-et-Vilaine), est un instrument vétérinaire destiné à traiter l’obstruction oesophagienne chez les bovins, communément appelée « étouffement » ou « pomme bloquée ». 


Ce type d’accident survenait lorsque des aliments volumineux — notamment pommes, betteraves ou pommes de terre — restaient coincés dans l'oesophage de l’animal. L’appareil se compose d’une longue tige flexible en acier, protégée par un tuyau hélicoïdal, et actionnée par une poignée en bois permettant de transmettre un mouvement rotatif à l’extrémité active. Cette extrémité, introduite avec précaution dans l’oesophage, servait à fragmenter ou repousser le bouchon alimentaire vers l’estomac. La présence d’une poignée décorative en forme de tête bovine facilite la prise en main et rappelle l’usage spécifique de l’instrument. 

L’inscription « Nouveau Dépommoir Durandal — Modèle Déposé », accompagnée de mentions publicitaires telles que « le seul qui enlève la pomme » et « pour génisson et forte vache », témoigne d’une fabrication artisanale commercialisée au début du XXᵉ siècle, probablement entre 1905 et 1925. Fabriqué par Durand, mécanicien à Bécherel, cet objet illustre l’ingéniosité des artisans ruraux et constitue un témoignage précieux des pratiques vétérinaires utilisées dans les fermes avant le développement des techniques modernes.

Le dépommoir présenté a été inventé en 1928 par Marie Durand, mécanicien installé place du Champ de Foire à Bécherel (Ille-et-Vilaine). La forte activité de la foire locale constituait une vitrine idéale pour ce commerçant dont la boutique était située en face du marché aux bestiaux, principal lieu de rencontre des éleveurs.

Marie Durand avait créé un fonds artisanal réunissant plusieurs activités : serrurerie, armurerie, quincaillerie, ainsi que la réparation de bicyclettes et de machines à coudre. Il vendait également des articles de chasse et de pêche, illustrant la grande diversité des services proposés par les mécaniciens ruraux du début du XXᵉ siècle.

Inventeur ingénieux, Durand met au point en 1924 deux modèles de vêleuses, l’une à palan, l’autre à treuil et cliquet, destinées à faciliter les mises bas difficiles chez les bovins. Il poursuit ses recherches et invente en 1928 un dépommoir, appareil destiné à dégager l’œsophage des bovins en cas d’obstruction par un aliment. Ces différents appareils sont déposés et commercialisés sous le nom « Durandal », marque visible sur l’objet conservé.

Inventeur ingénieux, Durand met au point en 1924 deux modèles de vêleuses, l’une à palan, l’autre à treuil et cliquet, destinées à faciliter les mises bas difficiles chez les bovins.

La Maison Durand, connue pour la diversité de ses productions — cycles, machines agricoles, armes et outillage — fut ensuite reprise par Amédée Morel. Le bâtiment fut détruit par un incendie.


lundi 27 avril 2026

Le musée de l’Outil et des Métiers en sortie d’hibernation à la Bourbansais 25 et 26 avril 2026

Le musée de l’Outil et des Métiers en sortie d’hibernation à la Bourbansais


le château de la Bourbansais 

Les 25 et 26 avril derniers, le Musée de l’Outil et des Métiers de Tinténiac a pris part à la manifestation "Couleurs de Printemps", organisée au Château de la Bourbansais à Pleugueneuc.

Plus de 100 exposants attendus pour cette 5ème édition, parmi lesquels :

pépiniéristes producteurs horticulteurs artisans créatifs associations  créateurs et designers pour le jardin







le stand du musée de l'outil

Cet événement marque pour notre musée une véritable sortie d’hibernation et le lancement symbolique de la nouvelle saison estivale. Après la pause hivernale, il est essentiel pour nous de nous faire connaître, et parfois reconnaître, auprès des nombreux visiteurs présents lors de cette grande fête dédiée aux plantes, aux jardins et à l’art de vivre au naturel.




Installé sur un stand au cœur de la manifestation, le musée a présenté une sélection d’outils anciens de jardinage, témoins du savoir-faire d’autrefois. Parmi les objets exposés, un moulin à blé noir a particulièrement attiré l’attention. 







Installation du moulin à blé noir

Beaucoup de visiteurs dégustent régulièrement des galettes de sarrasin, mais rares sont ceux qui ont déjà eu l’occasion d’ouvrir et d’observer de près ce petit moulin ancien, indispensable autrefois à la préparation de la farine.













Cette participation a également été une belle opportunité de rencontrer des prescripteurs touristiques, notamment des propriétaires de gîtes venus chercher fleurs et plantes pour décorer et embellir leurs lieux d’accueil. Plusieurs d’entre eux se sont montrés très intéressés par notre offre culturelle et ont demandé de la documentation afin de proposer à leurs visiteurs des idées de sorties locales.


Couleurs de printemps


Sous un soleil généreux tout au long du week-end, plus de 200 contacts ont été établis en seulement deux jours. Une belle dynamique qui confirme l’intérêt du public pour notre patrimoine et qui augure d’une saison estivale prometteuse pour le Musée de l’Outil et des Métiers.



les bénévoles installent le stand



Nous remercions chaleureusement les organisateurs de Couleurs de Printemps pour leur accueil et tous les visiteurs qui sont venus à notre rencontre. Nous espérons retrouver très bientôt ces nouveaux curieux dans les ateliers du musée à Tinténiac.