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lundi 3 septembre 2018

Le Musée de l'Outil et des Métiers au forum des associations 1er septembre 2018

Le Musée de l'Outil et des Métiers au forum des associations  

musée de l'outil photo JM Bergougniou
1er septembre 2018 



En bordure du canal d’Ille-et-Rance, dans les anciens bâtiments en bois construits dès la fin du XIXe siècle par les négociants en grains, le Musée de l’Outil et des Métiers retrace au travers d’outils et machines le travail des artisans ruraux qui, pendant des siècles, ont participé à la vie économique des bourgs et aux progrès techniques, par leur savoir-faire.




musée de l'outil photo JM Bergougniou
Les artisans formaient les apprentis qui devenaient des compagnons, ces derniers faisaient fréquemment le tour de plusieurs patrons pour bien apprendre le métier et les méthodes de chacun, c’est ensuite qu’ils devenaient artisans, la boucle était bouclée. Les bâtiments du Musée de l’Outil et des Métiers de Tinténiac sont divisés en plusieurs espaces. 

Divers ateliers sont présentés, reconstituant l’ambiance de l’époque avec l’ensemble des outils nécessaires, les machines utilisées et les pièces réalisées à différents stades de leur fabrication. Ainsi, l’atelier du bourrelier montre la couture à la main et la fabrication du collier de cheval ; pour le charron, la fabrication de la roue.
musée de l'outil photo JM Bergougniou

Cette année, la toute nouvelle association du musée de l'outil et des métiers a été décidé de présenter une exposition sur les fers à repasser.
Outils bien connus des ménagères, des tailleurs et couturières, des repasseuses de coiffes, coiffeurs et barbiers, ils ont traversés les âges.

Le fer a repasser est un outil utilisé pour le repassage du tissu, c'est-à-dire pour lisser les plis accumulés par le tissu au fil de son usage et pendant son nettoyage


Jean Peeters vice-président installe le stand 
photo JM Bergougniou

Il existe de nombreux types de fer à repasser, les plus anciens mécaniques, les plus récents utilisant la vapeur et fonctionnant à l'électricité. La forme du fer, pointu à son extrémité, permet de repasser tous les coins des vêtements, tandis que son poids lisse le tissu.


La partie du fer directement en contact avec le linge est appelée la « semelle ». Le fer à repasser doit être chaud pour être efficace : selon les modèles, il doit être chauffé de l'extérieur ou bien possède un mécanisme de chauffage interne. 


Dominique Provost et Président et Jean Peeters Vice-président
photo JM Bergougniou

Dans la seconde moitié du xviiie siècle en France, l'article « Fer à repasser » de l’Encyclopédie connaît deux types de fers à repasser : les fers simples et les fers dits « en cage », chauffés par un morceau de fer chauffé à blanc que l'on place à l'intérieur




à cette époque, ils sont fabriqués à la main par des taillandiers qui en forgent et en ajustent les éléments métalliques



fer de tailleur photo JM Bergougniou

L'invention du fer à résistance électrique est attribuée à Henry W. Seely de New York en 1882 (brevet du 6 juin 1882). La même année, un fer utilisant un arc de carbone a été présenté en France, mais il fut jugé trop dangereux




Les fers peuvent être les témoins de l'histoire comme ce fer "révolutionnaire"; entre la poignée et la semelle la frise ajourée représente des bonnets phrygiens permettant de dater sa réalisation de la période révolutionnaire.




Les fers creux, dont la partie supérieure peut s'ouvrir comme un couvercle, et à l'intérieur desquels on place une source de chaleur. De nombreuses sources de chaleur différentes peuvent être employées. Dès le 16e siècle au moins il existe des fers à repasser creux dans lesquels on place un morceau de fer rouge ; un support intérieur évite au fer rouge de toucher directement le fond de l'ustensile, ce qui abîmerait le linge par un excès de chaleur


Le premier fer utilisant un thermostat est apparu dans les années 1920. Léo Trouilhet, ingénieur Arts & Métiers Supélec, fonde la société Calor, lançant la même année sur le marché le premier fer à repasser électrique européen, puis en 1963 le Vapo Matic, premier fer à vapeur.
Fourneau en fonte pour chauffer les fers
photo JM Bergougniou

Le fer à tuyauter est destiner à repasser les coiffes et la dentelles
On dit aussi fer à godronner, tuyau et godron sont des noms donnés à des décors en forme de plis ronds et empesés que l'on faisait sur des éléments d'habillage comme fraises, jabots et de nombreuses coiffes.





Trois principaux types de fers à repasser sont utilisés pour cette mise en plis :
Le cigare : cylindre creux sur pied dont un coté est ouvert dans lequel on introduit un lingot également cylindrique préalablement chauffé, le fer est fixe sur son pied c'est le tissus qui est déplacé,
Le cylindre massif, les plus anciens sont totalement en fer, ensuite il seront munis d'une poignée en bois,
La pince, constituée de deux cylindres identiques, et de deux branches terminées en boucles (symétriques ou pas) à la manière de ciseaux.

et bien entendu, barbus et moustachus ne saurait se passer du fer à friser...


jeudi 26 juillet 2018

Fort la Latte la Roche Goyon Cap Fréhel Bretagne

 Un passage à Fort La Latte sur la route du cap Fréhel Roche Goyon 

le Cap Fréhel Photo JM Bergougnio

Le cap Fréhel est une pointe de grès rose au relief tourmenté qui sépare à l'est la baie de Saint-Brieuc de la Baie de St Malo, sur la côte de la Manche. 

le phare du Cap Fréhel Photo JM Bergougniou

























Fort La Latte 

Le château édifié au XIIIème siècle sur une pointe rocheuse par la famille Goyon-Matignon, surveille les entrées de Saint-Malo à l'ouest.

 Fort La Latte depuis la mer Photo JM Bergougniou

Mais avant d'atteindre le château, en descendant l'allée entre les nombreux arbustes et plantes, nous rencontrons le doigt de Gargantua.

le doigt de Gargantua  Photo JM Bergougniou

C'est un menhir en granite se dressant comme un obélisque très fin (2,64 m de hauteur pour 0,49 m de largeur et 0,24 m d'épaisseur. 

Anciennement surmonté d'une croix il dut vraisemblablement lors de cette christianisation retaillé.
Ses noms ou surnoms, liés à sa forme sont nombreux, l'Aiguille du guerrier, le menhir du Fort La Latte et même le Sexe de Gargantua.
la flore de Fort La Latte  Photo JM Bergougniou


De nombreuses légendes sur ce menhir: le géant Gargantua aurait perdu sa dent ou son doigt alors qu'il enjambait la Manche pour rejoindre les côtes d'Angleterre. La trace de ses sabots et de sa canne sont visibles dans la roche, au pied du menhir.
les restes de Gargantua Photo JM Bergougniou



Une autre légende raconte que Gargantua serait mort au Cap Fréhel après un dur combat avec des Korrigans. On dit que tous les îlots que l'on peut voir dans la mer, seraient des morceaux du Géant et que le menhir représenterait son doigt qui serait tombé ici et se serait fiché dans le sol.

les restes de Gargantua Photo JM Bergougniou

Le fort est une ancienne forteresse médiévale dotée d'un système bastionné à l'époque de Vauban. L'édifice est construit en moellons de grès et de granite sur deux promontoires rocheux très escarpés.



Siméon Garangeau est le fils unique de François Garangeau maître-menuisier et de Marie Dubois. 
Après avoir participé en tant que volontaire au siège de Maastricht (1673) et avoir été capitaine du régiment de Champagne, Garangeau fut réformé à la suite d'une blessure. Ses connaissances en dessin géométrique, inculquées par son père, le font s'orienter vers les arts. Après des voyages en Italie et en Angleterre, il est en 1677 architecte à Paris et en 1678 « contrôleur des bâtiments de Versailles et de Fontainebleau » et ingénieur du Roi.
En tant que tel, il supervise les travaux de l’arsenal de Marseille en 1679 avant d’être nommé à Brest en 1682.  
Plan du château de SaintMalo par Garangeau source BNF

En poste pendant dix ans à Brest, Vauban le nomme en 1691 « ingénieur en chef et directeur des fortifications de Saint-Malo », où il demeure jusqu'à sa mort célibataire en 1741. Il a également la charge des fortifications de Haute-Bretagne.
De la Hoguette à Cancale  par Garangeau source BNF
 Bien que pas totalement terminés, ses ouvrages défensifs permettent de repousser deux attaques maritimes anglo-hollandaises sur Saint-Malo les 23/30 novembre 1693 et 14-18 juillet 1695. 

Fort La Latte Photo JM Bergougniou

 Il est effectivement composé d'une première avancée défendue côté terre par un châtelet, dont il subsiste d'origine, côté cour, l'ogive de la porte, le pavage, les traces d'emplacement d'une herse et d'une seconde porte, puis d'une seconde avancée commandée par un donjon. 

fort La Latte Photo JM Bergougniou

Cette avancée, beaucoup plus étendue et plus fortifiée que la précédente - elle est cernée d'une enceinte primitive consolidée par Garangeau, rythmée par trois tours qui sont les vestiges d'un ensemble pourvu à l'origine de six tours - est également défendue par un châtelet et comprend au centre un donjon. 

Plan de Fort La Latte d'après Mazin sources BNF Gallica 

Le châtelet d'entrée est ouvert d'une porte en forme d'arc en tiers-point précédée d'un pont-levis et pourvue d'un assommoir. 

le donjon Photo JM Bergougniou

Le donjon, élément névralgique du château, car ultime réduit du château-fort de La Roche-Goyon réutilisé comme poudrière sous Louis XIV, est une construction caractéristique du 14ème siècle finissant. 

l'accès à Fort La Latte  Photo JM Bergougniou

Construit sur un plan circulaire, il abrite un escalier en vis en maçonnerie. Il est couronné d'une ligne de machicoulis ornée de trilobes et son couvrement est formé par une solide voûte sur croisée d'ogives. 

les archères du donjon Photo JM Bergougniou

Il est percé d'archères simples, dont certaines ont été remaniées par le percement de bouches à feu destinées à accueillir des couleuvrines. Il est également pourvu aux quatre points cardinaux des quatre symboles des évangélistes (aigle de saint Jean, homme de saint Mathieu, boeuf de saint Luc et lion de saint Marc).

la citerne Photo JM Bergougniou

Bâti au XIVe siècle à la place d’une construction plus ancienne, le fort de la Latte est en première ligne des guerres opposant la France à la Bretagne, puis à l’Angleterre. Il est alors protégé par trois ponts-levis et des douves constituées de crevasses naturelles. Assiégé à plusieurs reprises pendant deux siècles, il est brûlé et démantelé en 1597 durant les troubles de la Ligue.




Un siècle plus tard, l’ingénieur Garangeau transforme et remanie ce fort, en partie ruinée, à la demande de Louis XIV. Il souhaite en faire une batterie côtière capable de résister à la nouvelle artillerie. Les travaux menés de 1689 à 1715 visent à intégrer ce fort au système de défense avancée de la ville de Saint-Malo et protéger le mouillage de la baie de Fresnaye. 


batterie neuve Photo JM Bergougniou





Le donjon médiéval est conservé, réutilisé en tour-réduit poudrière. Il est également percé par des canonnières et archères. Une batterie neuve en forme de fer à cheval est construite au ras de l’eau, flanquée de deux échauguettes. Des batteries de canons à barbette sont édifiées sur les hauteurs du fort. Une écurie avec corps de garde et surmontée de créneaux de mousqueterie est ajoutée dans l’avancée du fort. Les murailles sont consolidées, les logements sont restaurés et une citerne est installée en 1694.

la chapelle Saint-Michel  Photo JM Bergougniou


En 1716, la chapelle Saint-Michel est construite en remplacement de celle datée du XVe siècle. Les murailles de la première enceinte sont rénovées et les tours du deuxième châtelet d’entrée sont remaniées au cours du XVIIIe siècle. Un four à rougir les boulets est ajouté vers 1794.

Four à boulets  Photo JM Bergougniou

 En 1805, le couronnement des tours s’effondre provoquant un arasement partiel. En 1890, le fort est déclassé et remis à l’administration des Domaines le 9 août de cette même année. Il est vendu en 1892 à des particuliers, puis, bien qu’en mauvais état, classé au titre des Monuments historiques en 1926 et ses abords en 1934.

base du donjon Photo JM Bergougniou

mardi 5 juin 2018

JAZZ'N BOOGIE festival 2018 Tinténiac Apéros

JAZZ'N BOOGIE festival 2018 Tinténiac


Sur les rives du canal, samedi soir, l'apéro concert est animé par la Fanfare de l'école de musique  et le groupe "Frim Fram Swing Quintet". 


La compagnie "TAP Breizh" présente un spectacle de claquettes américaines.




Les claquettes américaines, ou Tap Dance, sont un style de danse qui prend son origine dans la danse traditionnelle irlandaise, laquelle va s'exporter en Amérique du Nord avec les colons émigrants. 





Le nom de claquettes vient du son produit par des plaquettes de bois -Irlande- ou de métal -Amérique- fixés sur à la pointe et au talon des chaussures du danseur, ce qui fait de celui-ci un percussionniste, en même temps qu'un danseur.











Pas de fêtes en Bretagne sans galette saucisse. Jacques aux manettes avait du mal à fournir suite à la demande importante.





Marie-Christine et Patrick RÉBILLARD vous invitent à venir découvrir sur leur exploitation laitière, l’activité de fabrication de produits glacés.http://www.la-ferme-des-glaces.com/



Pour le nombreux public, il y eut ensuite une initiation à la danse