Bon sang j'suis en retard!

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mardi 21 juillet 2020

Tinténiac Musée de l'Outil et des Métiers Bretagne Ille et Vilaine

A perdre alène - sous toutes les coutures - le bourrelier

musée de l'outil et du bourrelier - Alênes - photo JM Bergougniou

L'alêne 

ou alène est un poinçon généralement en acier, droit ou courbe, à forme de losange vers la pointe, muni d'un manche de bois, et dont se servent principalement les bourreliers, les cordonniers pour percer et coudre le cuir.

musée de l'outil et du bourrelier - Alêne courbe - photo JM Bergougniou

C'est un outil qui sert soit à préparer le trou à travers lequel l'aiguille fera passer le fil (machine à coudre la trépointe, à coudre les semelles), soit à préparer l'avant-trou qui recevra la cheville (machine à cheviller les bonbouts) − et qui entraîne la chaussure d'un espacement qui détermine la longueur du point ou l'intervalle des chevilles.

musée de l'outil et du bourrelier - Alêne - photo JM Bergougniou


L’alêne est  l'outil des cordonniers et des bourreliers, on ne connait souvent que le poinçon servant à percer le cuir mais c'est un outil à double usage, le manche sert à pousser l'aiguille et porte souvent les stigmates des efforts faits.


musée de l'outil et du bourrelier - Alênes- photo JM Bergougniou

Cet outil existe depuis le paléolithique où il servait à assembler les peaux. L'orthographe alène est également acceptée ; c'est un mot qui est apparu au xiie siècle provenant du germain *alisnō qui désignait cet outil.

De fil en aiguille



musée de l'outil et du bourrelier - aiguille -
photo JM Bergougniou
La couture du cuir est surtout représentée par le point sellier. Ce point est réalisé avec deux aiguilles fixées sur les extrémités d'un même fil. On fait passer alternativement un fil dessus et un fil dessous à chaque point. C'est le point le plus solide.

Il est caractérisé par un point incliné et un petit espace entre chaque point.


musée de l'outil et du bourrelier - Aiguilles et étui en bois tourné - photo JM Bergougniou

le point anglais qui se réalise à une aiguille. Le dessus est semblable au point sellier mais le dessous à des points deux fois plus grands.
musée de l'outil et du bourrelier - fil de lin N°432 DV - photo JM Bergougniou


Le point de saumur, également réalisé à une aiguille, donne l'impression que l'on réalise seulement un point sur deux. Moins solide que le point sellier, il est surtout choisi pour son esthétique.


musée de l'outil et du bourrelier -Fil irlandais Henry Campbell - photo JM Bergougniou

Du fil lin, coton, chanvre ; soit du nylon. Dans tous les cas, le fil doit être poissé. Je vous recommande de l'acheter non poissé.
musée de l'outil et du bourrelier -Machine à coudre Singer - photo JM Bergougniou

La taille du fil de lin va de 1032 (le plus fin) à 132 le plus gros. Ce chiffre est le rapport entre longueur et poids.Le fil le plus couramment utilisé est le 432 utilisé en maroquinerie standard.

Le point sellier se caractérise par un point incliné et un petit espace entre chaque point lorsque le fil n’est pas trop gros.

La Poix de Suède



musée de l'outil et du bourrelier -poix de suède-  Au pin du Nord photo JM Bergougniou

La poix est utilisée par le bourrelier pour enduire ses fils de couture (lin, chanvre) ce qui les rend plus résistants à l'eau et à l'usure.
La poix est extraite des pins en Suède. Brute, elle est dure et cassante. On la fond dans une marmite en fonte dans laquelle elle est cassée en petits morceaux ; on y ajoute du suif. Portée à ébullition la mixture est retirée du feu, plongée dans un seau d'eau fraîche, puis étirée et pétrie dans une boule de la consistance de la pâte à modeler.
Ainsi préparée, elle peut être stocké pendant des mois, au frais, dans de l'eau.
L'odeur de la poix a marqué la mémoire de beaucoup de paysans car elle est associée à un "événement" : la présence du bourrelier, faisant sa tournée annuelle de réparations pendant quelques jours à la ferme.




musée de l'outil et du bourrelier - Bobines en bois - photo JM Bergougniou

musée de l'outil et du bourrelier - coussinet range aiguilles-
photo JM Bergougniou


 Les couteaux à pied

musée de l'outil et du bourrelier - couteau à pied - photo JM Bergougniou
musée de l'outil et du bourrelier - couteau à pied - photo JM Bergougniou

L’outil emblématique de la corporation. Pourquoi à pied ? Deux versions s’opposent:
A pic : du vieux français « à pié » (2 pointes)
Mais peut-être aussi parce qu’il reproduit le mouvement circulaire du pied pour couper par pression.


Griffes à molette

musée de l'outil et du bourrelier - griffe à molette - photo JM Bergougniou


Elégant outil servant à marquer l’emplacement des points pour la couture. Surtout destiné à favoriser le travail des apprentis d’où le surnom de « guide d’âne ». 

Il se tient d’une main, la boule ou le réservoir étant calée contre l’épaule.

Les molettes de remplacement graduées de 5 à 20 ainsi que les molettes pour faux-points sont contenues dans le réservoir de cuivre ou de bois sur les modèles les plus anciens.

musée de l'outil et du bourrelier - griffe à molette - photo JM Bergougniou
musée de l'outil et du bourrelier - griffe à molette - photo JM Bergougniou

Sur les griffes avec conducteur (guide) les 2 tenons à coulisse sont de section carrée pour les modèles anciens. 


Couteaux mécaniques


musée de l'outil et du bourrelier - couteau mécanique- photo JM Bergougniou

musée de l'outil et du bourrelier - couteau mécanique- photo JM Bergougniou

Principal outil du sellier bourrelier après le couteau à pied. Inventé par l’anglais Green en 1820, il permet de découper des bandes de cuir d’une largeur régulière jusqu’à 15 cm. La lame fixée sur l’équerre en cuivre ou en acier se démonte aisément pour l’affutage.

Les couteaux

musée de l'outil et du bourrelier - couteau - photo JM Bergougniou






musée de l'outil et du bourrelier - couteaux -
photo JM Bergougniou

Belle gamme non exhaustive et de loin, de modèles si particuliers. Cette différence reflète l’extrême exigence de ses utilisateurs. 


A noter que la pointe recourbée type serpette est recommandée pour couper les fils, notamment celui du dessous.

jeudi 9 juillet 2020

Musée des outils et des métiers de Tinténiac

Musée de l'outil et des métiers de Tinténiac



Au bord du Canal d'Ille et Rance, le musée de l'Outil et des Métiers a collecté, à la fermeture des ateliers, non seulement les outils mais aussi le mobilier, les objets en cours de fabrication. Le musée, ce sont 12 ateliers ou métiers et près de 4 000 outils; cordonnier, bourrelier, charron, etc.


Jusqu'au lundi 31 août, 13h30 à 18h30,

Musée de l'outil et des métiers, 5, quai de la Donac, Tinténiac. Tarif 3€, réduit 1€.

jean.peeters@orange.fr


Blog : https://musee-outil.blogspot.com/

mardi 30 juin 2020


Musée de l'Outil et des Métiers - Tinténiac - Ouverture le 1er juillet 2020

ça y est le musée ouvre le 1er juillet 2020.


Le musée de l'outil et des métiers 
Tinténiac photo JM Bergougniou

La période de déconfinement nous a permis de remettre en ordre le Magasin à grains. Les bénévoles se sont relayés pour réorganiser les ateliers, pour refaire présentations et électricité. Le Musée peut ouvrir.
Les jours et heures d’ouverture sont les suivants :

du mardi au dimanche de 13h 30 à 18h 30.

Ces horaires seront assurés par deux emplois saisonniers : Agathe en juillet et Anaïs en août, bienvenue à elles.


Le musée de l'outil et des métiers Tinténiac 
photo JM Bergougniou

l'ouverture les matins sera possible en fonction de la disponibilité des bénévoles - 09h00 à 12h00Le lundi en fonction de la disponibilité des bénévoles 09h00 à 12h00 et 13h30 à 18h30


musée de l'outil et des métiers 
photo JM Bergougniou



Pour accéder au musée, il nous faudra respecter les règles sanitaires :

Accès limité à 10 visiteurs dans le musée
visite par groupe de cinq personnes maximum par atelier,
port du masque obligatoire (un masque sera remis à chaque visiteur à l'entrée),
distanciation sociale (1 mètre),
circuit dans le musée,
gel hydroalcoolique à disposition à l'entrée et dans le musée, etc…


musée de l'outil et des métiers Tinténiac photo JM Bergougniou

L’usage des masques vient en complément des mesures barrières et de la distanciation physique.

Pour nous aider au respect de ces règles, des entreprises de Tinténiac ont répondu à notre appel

Super U Tinténiac nous a offert 400 masques en tissu que nous pourrons donner aux visiteurs qui se présenteront à l'entrée.


Le laboratoire PHYKIDIS nous fournit gracieusement en gel Hydroalcoolique pour toute la période d'ouverture ainsi qu'une trentaine de visières en plastique. Nous pourrons ainsi respecter les règles minimum de sécurité sanitaire pour les visiteurs, les saisonniers et les bénévoles. Un grand merci à ces entreprises.


musée de l'outil et des métiers 
Tinténiac photo JM Bergougniou

Alors n'hésitez pas à nous retrouver au
Magasin à grains - 5 quai de la Donac - 
35190 Tinténiac

Entrée
3 € pour les adultes
1€ pour les ados
gratuit pour les moins de 12 ans

vendredi 26 juin 2020

Bon voyage Monsieur Dumollet - C'est les vacances - Marc Antoine Madeleine Désaugiers chanson

Bon voyage Monsieur Dumollet - C'est les vacances 

Marc-Antoine-Madeleine Désaugiers, né à Fréjus le 17 novembre 1772 et mort à Paris le 9 août 1827, est un chansonnier, poète, goguettier et vaudevilliste français, fils du compositeur Marc-Antoine Désaugiers et frère du diplomate Auguste-Philippe Désaugiers.

Marc-Antoine-Madeleine Désaugiers, sa vie et son œuvre, vaudevilles et chansons, sont aujourd'hui oubliés du grand public, mais il a été dans les goguettes aussi célèbre que Béranger.

Une seule exception passée au travers des âges : 
Bon voyage M. Dumollet  datant de 1809 et évoquant Saint-Malo



Cette chanson connue sous le titre de Bon voyage Monsieur Dumollet, tirée du final d'une folie en un acte Le Départ pour Saint-Malo donnée pour la première fois le 25 juillet 1809, elle est restée célèbre jusqu'à nos jours. Ceux qui la connaissent à présent en ignorent souvent l'auteur. Ses paroles partent d'une anecdote survenue à Saint-Malo qui avait eu son heure de célébrité à l'époque ; elle est ainsi évoquée par Chateaubriand :


« Enfin, pour ne rien omettre, je rappellerai les dogues qui formaient la garnison de Saint-Malo ... Ils furent condamnés à la peine capitale pour avoir eu le malheur de manger inconsidérément les jambes d’un gentilhomme ; ce qui a donné lieu de nos jours à la chanson : Bon voyage. On se moque de tout. On emprisonna les criminels ; l’un d’eux refusa de prendre la nourriture des mains de son gardien qui pleurait ; le noble animal se laissa mourir de faim : les chiens, comme les hommes, sont punis de leur fidélité. »

— Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe, Livre I, chapitre 4.


C'est sur son air qu'est chantée accompagnée aux fifres l'air du Carnaval inlassablement répété au cours du grand Carnaval de Dunkerque et des carnavals des villes aux alentours. Le ballet Case-Noisette comprend la transcription pour orchestre de l'air de la chanson.






Bon voyage Monsieur Dumollet

A Saint-Malo débarquez sans naufrage
Bon voyage, Monsieur Dumollet
Et revenez si le pays vous plaît
Mais si vous allez voir la capitale
Méfiez-vous des voleurs, des amis,
Des billets doux, des coups, de la cabale
Des pistolets et des torticolis
Bon voyage Monsieur Dumollet
Là vous verrez les deux mains dans les poches
Aller, venir des sages et des fous
Des gens bien faits, des tordus, des bancroches,
Nul ne sera jambé si bien que vous
Bon voyage Monsieur Dumollet
Des polissons vous feront bien des niches
A votre nez riront bien des valets
Craignez surtout les barbets, les caniches,
Car ils voudronts caresser vos mollets
Bon voyage Monsieur Dumollet
L'air de la mer peut vous être contraire
Pour vos bas bleus, les flots sont un écueil
Si ce séjour venait à vous déplaire
Revenez nous avec bon pied bon oeil
Bon voyage Monsieur Dumollet
A Saint Malo débarquez sans naufrage
Bon voyage Monsieur Dumollet
Et revenez si le pays vous plaît.

dimanche 21 juin 2020

De fer et de bois - les portes d'écluses du canal d'Ille et Rance

De fer et de bois - les portes d'écluses du canal d'Ille et Rance 


L'écluse amont de Tinténiac - photo (c) JM Bergougniou

la Maison du Canal prépare pour cet été une exposition sur la fabrication des portes d'écluses. C'est avec plaisir que le Musée de l'Outil et des Métiers de Tinténiac participe à cette exposition par le prêt de matériel de charpentier et de forgeron. 





Selon Denis Diderot : du mot latin excludere, empêcher, en Architecture, se dit généralement de tous les ouvrages de maçonnerie et de charpenterie qu'on fait pour soutenir et pour élever les eaux ; ainsi les digues qu'on construit dans les rivières pour les empêcher de suivre leur pente naturelle, ou pour les détourner, s'appellent des écluses en plusieurs pays : toutefois ce terme signifie plus particulièrement une espèce de canal enfermé entre deux portes ; l'une supérieure, que les ouvriers nomment porte de tête ; et l'autre inférieure, qu'ils nomment porte de mouille, servant dans les navigations artificielles à conserver l'eau, et à rendre le passage des bateaux également aisé en montant et en descendant ; à la différence des pertuis qui, n'étant que de simples ouvertures laissées dans une digue, fermées par des aiguilles appuyées sur une brise, ou par des vannes, perdent beaucoup d'eau, et rendent le passage difficile en montant, et dangereux en descendant.










Construit entre 1804 et 1832, le canal d'Ille-et-Rance est placé sous les compétences de l'Icirmon - Institut du canal d'Ille-et-Rance Manche Océan nord -, institution interdépartementale des Côtes-d'Armor et d'Ille-et-Vilaine. Établissement public territorial, cette structure gère, entretient et s'intéresse au développement touristique de cette voie navigable qui emprunte la Rance, l'Ille et la Vilaine, de Saint-Samson-sur-Rance à l'écluse de Malon à Guipry.





Aménagé à l'origine pour relier les différentes villes de Bretagne et faire face au blocus maritime imposé par les Anglais, le canal d'Ille-et-Rance a conservé de jolies traces de son passé. À Saint-Germain-sur-Ille, l'Atelier du canal perpétue le savoir-faire des charpentiers d'hier, cas unique en France. « Nous fabriquons et posons de 3 à 4 paires de portes par an, indique Jean Deffains, responsable de l'Atelier, avec un record cette année de 5 paires. » Avec Alain Lesage et Guy Frin, ces trois charpentiers sont garants du bon fonctionnement de ce riche patrimoine local apprécié des promeneurs et sportifs.





Techniques de 200 ans

Au cours de l'année, l'Atelier du canal aura remplacé les portes aval de l'écluse Boutron à Calorgat (22), les portes amont de l'Ille à Montreuil-sur-Ille, les portes aval de Gacet à Betton et les deux paires de portes de l'écluse Saint-Germain à Melesse. « En moyenne, les portes sont changées tous les trente ans », précise Alain Lesage. À l'écluse Saint-Germain, les portes aval affichaient fièrement 38 ans, « 31 pour les portes amont ».




Haches et cognées - Musée de l'Outil et des métiers Tinténiac - photo (c) JM Bergougniou


Huit semaines sont nécessaires pour fabriquer les portes aval. « Ce sont les plus grandes. Les portes de Saint-Germain pèsent 4,2 tonnes pour chaque vantail. » Quant aux portes amont, celles qui ont le regard tourné vers le bief de partage, elles demandent six semaines d'ouvrage et pèsent 2,5 tonnes chacune. Depuis plus de deux siècles, le chêne est ici roi pour que ces ouvrages emplissent leur fonction légendaire. « C'est du bois de 5 ans d'abattage maximum, il ne faut pas de bois sec. »






Les étapes de fabrication d’une porte

Scie de long - Musée de l'Outil et des métiers Tinténiac -
photo (c) JM Bergougniou

1 - DE L’ORIGINE DES PORTES Les portes d’écluse sont fabriquées uniquement en chêne, âgé de moins de 5 ans d’abattage, sain et sans déformation. Ce matériau brut doit également ne pas être sec afin d’éviter le gonflement et une casse certaine de la porte neuve suite à son immersion. Les pièces de bois sont débitées aux dimensions par une scierie, livrées par camion puis stockées en extérieur.





2- PRISE DES MESURES ET TRAÇAGE La première étape consiste à reporter au sol les dimensions de la porte pour former “l’épure”, dessin technique qui sert à la réalisation des pièces de bois 





Les mesures ont au préalable été prises à l’aide d’une pige (longue tige en fer), directement sur l’ancienne porte encore plongée dans les eaux du canal. Le travail de fabrication peut alors commencer, avec la réalisation des éléments constitutifs du cadre de la porte. Les pièces de bois réalisées sont ensuite positionnées sur le sol, de manière à respecter les cotes relevées. Alors que les pièces verticales assurent principalement la rotation de la porte et son étanchéité, les éléments horizontaux en garantissent la stabilité.







3- TENNONAGE, MORTAISAGE ET FAÇONNAGE a La fixation des pièces de bois qui constituent les portes d’écluse est assurée selon une méthode traditionnelle. 



Serre-joint - Musée de l'Outil et des métiers Tinténiac -
photo (c) JM Bergougniou
Les charpentiers réalisent pour cela des éléments complémentaires appelés tenons et mortaises. Le tenon, pièce mâle de la construction, est destinée à s’emboîter dans la mortaise, pièce femelle de l’assemblage. Cette étape exige une grande minutie dans la prise de mesures, puis dans la taille. Il est en effet essentiel d’éviter les interstices entre les éléments, malgré le gigantisme de l’ouvrage, afin d’éviter les fuites d’eau.




b Eléments verticaux de la charpente, les poteaux “tourillon” constituent l’axe sur lequel pivote les portes d’écluse. Ils sont façonnés à l’aide de plusieurs outils : scie circulaire, varlope électrique et meuleuse. Cette opération, précise, est réalisée au gabarit afin de garantir une étanchéité parfaite entre la porte et la maçonnerie. 


c C’est à cette étape également qu’est réalisé le cadre de la carré de vantelle. Cette petite vanne percée dans les portes permet de remplir et vider le sas des écluses, et d’équilibrer la pression de part et d’autre des portes, aussi appelées vantaux.



4- ASSEMBLAGE DES PIÈCES Toutes les pièces qui constituent la structure de la porte sont réunies et serrées au moyen de tirants. Tendues à la force des bras et à l’aide d’une barre en métal, ces tiges servent à consolider l’ensemble afin que celui-ci résiste aux fortes pressions exercées par l’eau, une fois les portes immergées.







5 - BRACON ET BARDAGE DES PORTES 

a Le cadre des portes réalisé, plusieurs pièces viennent renforcer et combler les espaces laissés vides. Le bracon traverse l’ensemble en diagonale et assure l’équerrage de la porte. 
b Le contre-bracon est le pendant du bracon, sur la face aval de la porte. Il est composé de plusieurs pièces de bois assemblées, fixées au bracon grâce à des boulons. 


Enclume - Musée de l'Outil et des métiers Tinténiac - photo (c) JM Bergougniou

c Le bardage est constitué de lames qui suivent l’inclinaison du bracon. Ces planches, fixées avec grande précision, sont reliées entre elles par des fausses languettes. Ces petites pièces sont les seules à être constituées de bois sec ; en gonflant à l’immersion, elles assurent l’étanchéité du bardage.




6 - FERRAGE 


a Des ferrures sont ensuite posées sur la porte et contribuent à étayer les assemblages des parties en bois. Il en existe plusieurs : les brides en fer à cheval, la frette, les étriers ou “T”. 
les outils du charpentier - Musée de l'Outil et des métiers Tinténiac -
photo (c) JM Bergougniou

b À cette étape, la carré métallique des vantelles est ajustée au millimètre.






7 - ETANCHÉÏTÉ ET CALFATAGE 


Etoupe - Musée de l'Outil et des métiers Tinténiac - photo (c) JM Bergougniou

Comme sur un bateau, tous les interstices sont ensuite calfatés, c‘est-à dire bouchés à l’aide d’une étoupe. Cette matière rêche et fibreuse issue du chanvre permet d’assurer l’étanchéité de l’ouvrage.




8- REMPLACEMENT DES PORTES D’ÉCLUSE ET POSE DES BALANCIERS Après quelques décennies de service, lorsque les portes n’assurent plus correctement leur rôle de barrage de l’eau, il est nécessaire de les remplacer. Le canal est tout d’abord asséché par un barrage provisoire en amont. Puis, les anciennes portes sont treuillées par une grue pour être retirées. Les nouvelles portes sont acheminées soit sur barge le long du canal, soit à l’aide d’un camion-bras.


pince de forgeron - Musée de l'Outil et des métiers Tinténiac -
 photo (c) JM Bergougniou


Les Outils du Forgeron

Le premier outil du forgeron, c'est, bien sûr, la forge qui permet de chauffer le métal, grâce au combustible, le charbon, et au comburant, l'oxygène de l'air. Il faut donc un foyer et un soufflet. On retrouve ce matériel chez tous les artisans qui travaillent le fer : le serrurier, le maréchal-ferrant, le charron.
la forge - Musée de l'Outil et des métiers Tinténiac - photo (c) JM Bergougniou

Les outils à la disposition du forgeron sont des pinces, des marteaux, des masses, des ciseaux, des poinçons, des tranches, des brosses, des griffes et plusieurs autres outils pour travailler le métal. Le forgeron est à même de fabriquer ses propres outils selon ses besoins

Enclume - Musée de l'Outil et des métiers Tinténiac - photo (c) JM Bergougniou

Enclume : bloc de fer à la surface plate et pointue, sur lequel les morceaux de métal sont posés pour être former en étant martelés.

OUTILS POUR TENIR
Les Pinces
Les pinces - Musée de l'Outil et des métiers Tinténiac - photo (c) JM Bergougniou

Comme dans la plupart des métiers artisanaux, le forgeron utilise des pinces ou tenailles pour tenir le métal chaud, sans se brûler.
Ce sont donc des pinces très longues qui maintiennent à distance le fer chaud de la main. La forme et la taille des mâchoires doivent s'adapter à celles de la barre de fer à travailler ou à celle de l'outil qui sera utilisé pour travailler indirectement le fer, comme les bouterolles.  On en trouve donc de très nombreux types. Elles sont fabriquées par le forgeron lui-même

Etau - Musée de l'Outil et des métiers Tinténiac - photo (c) JM Bergougniou

L'Etau à pied
Dans tous les métiers du fer, on retrouve un étau à pied, fixé au sol et sur l'établi. Ceux du serrurier et de l'armurier sont, en principe,  d'une taille et d'un poids moins importants.
Marteaux à étamper - Musée de l'Outil et des métiers Tinténiac - photo (c) JM Bergougniou

Plusieurs sortes de marteaux pour donner forme aux métaux
  •  plusieurs sortes de gouges pour découper les métaux
  •  Un Tablier et des gants de cuir sont indispensables, ils doivent être en cuir épais pour résister à la chaleur de la forge.
  •  Un soufflet pour activer le feu
Soufflet - Musée de l'Outil et des métiers Tinténiac - photo (c) JM Bergougniou

Tenailles : tenaille à bouterolles, utilisée, comme son nom l’indique, pour modeler des bouterolles, outils utilisés par les orfèvres et les graveurs de pierres fines.
Cloutières - Musée de l'Outil et des métiers Tinténiac - photo (c) JM Bergougniou

Ou tenaille à crochets carrés qui permet de manipuler les barres de fer passées dans l’anneau et retenues par le crochet gauche.


Pinces - Musée de l'Outil et des métiers Tinténiac - photo (c) JM Bergougniou

Chasse (ou étampe) : Se bloque sur l’enclume. Est utilisée pour arrondir le fer à chaud.










Sous réserve d'interdiction sanitaire, le musée ouvrira le 1er juillet 2020


Le port du masque sera obligatoire dans le musée  
et les visiteurs devront se tenir à une distance d'un mètre les uns des autres

Entrées :

Adultes - 3€
Enfants 12 à 18 ans - 1€
Enfants moins de 12 ans - gratuit


Sources :

Maison du canal d'Ille et Rance 
Musée de l'outil et des Métiers