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jeudi 17 août 2023

Paris Brest Paris 2023 - Escales à Tinténiac Ille et Vilaine Bretagne - 20 au 24 août 2023

Paris Brest Paris 2023 - Escales à Tinténiac Ille et Vilaine Bretagne - 20 au 24 août 2023


En août 2023, le PARIS-BREST-PARIS Randonneur sera de retour comme tous les 4 ans depuis 1931. La course n'aura pas lieu durant la seconde guerre mondiale


C’est une épreuve mondialement connue et attendue organisée par l’Audax Club Parisien, sous l’égide de la fédération Française de cyclotourisme (FFCT).


8 000 cyclotouristes, dont 5 500 étrangers en provenance de 70 nations des cinq continents prendront le départ de cette randonnées mythique de 1 200 kilomètres, sans classement ni podium, à parcourir en moins de 90 heures, pour le plaisir de l’effort sous les encouragements du public.



Tinténiac

Situé aux km 353 à l’aller et 867 au retour, Tinténiac est le quatrième point de contrôle, entre Fougères à 61 km et Loudéac à 82 km. L’ACIR et la ville vont accueillir l’épreuve pour la 12e fois depuis 1979.



En 2023, le point de contrôle sera installé dans le collège Théophile Briant, avec un couchage dans quelques salles de classes, et dans la salle de sport mise à disposition par la ville de Tinténiac.











Tinténiac ce sont 250 bénévoles qui s'activent pour recevoir nos hôtes à l'aller comme au retour.

Les bénévoles s'activent pour décorer la ville avec exposition de vélos insolites, drapeaux, banderoles.


Les banderoles sont posées sur les rond-points pour saluer les randonneurs à l'arrivée et au retour.

mardi 9 août 2022

Comice Agricole à Tinténiac Samedi 27 août 2022 Bretagne Ille et Vilaine Plesder De Lorgeril

Comice Agricole à Tinténiac Samedi 27 août 2022

Le comice agricole, c’est la fête de la ruralité. La vocation du comice agricole est de permettre aux professionnels de l’agriculture de présenter et de comparer leurs productions, d’expliquer leur travail, leurs difficultés, l’importance de leur rôle dans la chaîne alimentaire et dans la préservation de l’environnement.

 

En 1815, Louis de Lorgeril organise un comice agricole à Plesder - ancien canton de Tinténiac- qui est souvent considéré comme le premier comice agricole de France.



Maire de Plesder de 1808 à 1821, il crée en 1815 le premier comice agricole, dont le succès gagnera toute la Bretagne

Maire de Rennesde 1821 à 1830, il est élu député  en 1828. En septembre 1821, il fait face avec énergie à la misère due au chômage. Malgré les ressources modestes de la ville, il ouvre des rues, remplace les pavés de grès par du granit, agrandit le parc du Thabor, améliore l'éclairage public, construit l'escalier de la Motte, la fontaine du Champ-Jacquet et la chapelle de l'entrée du cimetière du nord.

cuisson de la saucisse - photo JM Bergougniou



Le comice agricole est un moment privilégié pour les agriculteurs de démontrer qu’ils sont capables d’assurer une production de qualité tout en se préoccupant de l’écologie, de comparer leurs expériences et de faire la fête ensemble. 

Décorations comice de Saint-Thual
- photo JM Bergougniou

La fête de l’agriculture est une excellente occasion de rencontres entre les populations citadines (qui désirent rencontrer le monde paysan) et rurales dont le mélange harmonieux constitue l’une des principales richesses des petits pays de «chez nous».


Production maraîchère 
comice de Saint-Thual-
photo JM Bergougniou



labour à cheval- photo JM Bergougniou


L'activité de l'arrondissement de Saint-Malo devient importante. Une liste de 28 noms avec des références agricoles parvient au préfet et fait part du dynamisme agricole de cette région. 
Cette liste est menée par Louis de Lorgeril, alors maire, de Plesder qui appartient à la Société d'Agriculture de Loire-Inférieure. 

 comice concours de labour
photo JM Bergougniou


Il représente le propriétaire agronome du XIXe siècle dans la mouvance de Dombasle. En tant que théoricien, il rédige des mémoires agricoles et se fait l'apôtre du défrichement en Bretagne



en tant que technicien, il fait exploiter ses terres selon des baux précis, il fabrique un nouveau semoir dit Lorgeril, il utilise au maximum les engrais maritimes, et parce qu'il est anglophile, il crée à l'image des organisations anglaises le premier comice agricole (Plesder 1815). 


 comice attelage- photo JM Bergougniou


Les veaux photo JM Bergougniou
 Il joue le rôle de « pionnier soucieux de progrès agricole » décrit dans Labrousse et Braudel " et fait preuve d'un grand prosélytisme car il ne se contente pas de cultiver que son domaine. 

Il associe à son action purement agricole des gestes que l'on pourrait qualifier de « charitables » : (il encourage l'école, il crée un prix pour les anciens domestiques) mais aussi des initiatives « modernes » (vaccination de tout le bétail de sa commune, création à ses frais d'une route communale qui désenclave Plesder). 

Porcelets comice de Trimer - photo JM Bergougniou
Il entraîne dans sa mouvance 28 propriétaires dispersés sur tout l'arrondissement : 21 sont nobles, tous sont imposés à plus de 300 francs, 14 payent plus de 1 000 francs, 9 occupent une fonction politique puisqu'ils sont maires, mais aucun n'appartient au collège départemental ou d'arrondissement. 

Moutons comice de Trimer -
photo JM Bergougniou
On se demande bien sûr la cause de cet enthousiasme, la personnalité de Lorgeril y est pour beaucoup, l'avance agricole de la ceinture dorée l'est également, mais cette adhésion est aussi l'émanation d'un groupe social : celui de la noblesse (car en 1811, 79 maires et adjoints de l'arrondissement de Saint-Malo sont identifiés comme agriculteurs et aucun ne participe à la société). 

battage à l'ancienne Comice de Trimer
 - photo JM Bergougniou
Ce groupe qui se forme peut-être particulièrement tôt correspond bien à celui des notables traditionnels de l'Eure décrit par Guillemin, ils appartiennent à la noblesse traditionnelle ou à la bourgeoisie capacitaire, 

Alambic comice de Trimer -
photo JM Bergougniou

ils sont bien implantés localement et ils vont jouer un rôle moteur dans l'innovation agricole. Apparemment peu âpres au gain " et n'entretenant pas des rapports uniquement capitalistes avec la terre, ils vont servir de courroies de transmission entre le savoir scientifique et les plus riches paysans qui vont voir leurs talents récompensés par des prix.



Sources 

Christian Jouquand - Le comice rural de Plesder
Société d'histoire et d'Archéologie de l'arrondissement de Saint-Malo 27-05-2002

lundi 7 février 2022

Le Chapitreau Tinténiac église de la sainte Trinité - Ille et Vilaine Bretagne

Le Chapitreau Tinténiac 





L'ancienne église datait du XIe siècle mais menaçait ruine...
L'architecte Regnault, lors de la construction de la nouvelle église veut conserver certains éléments : la porte offerte par l'amiral de Coligny, la porte et la fenêtre rayonnante du XIVe siècle, la chapelle nord de l'ancienne église.

Il existait un ancien promenoir sur le côté de l'église qui servait de salle de réunion. 



Il sera démonté et rebâti dans le jardin au nord de la nouvelle église. C'est le CHAPITREAU avec un R et non chapiteau comme écrit trop souvent.


Le chapitreau - photo JM Bergougniou
Il est composé de trois arcades gothiques brisées s'appuyant sur des massifs de maçonnerie ayant fait partie du bas-côté sud de l'église et datant du 14e siècle. Les colonnes en granite circulaires à bases polygonales sont surmontées de chapiteaux ornés de feuillage et de têtes en relief.
On trouve des vestiges de lancettes et croix.

Le chapitreau - photo JM Bergougniou
la galerie sud de l'ancienne église de Tinténiac était composée de trois arcades et de deux contreforts. Les pierres ont été numérotées en vue de la déconstruction et du remontage. 


Le chapitreau - photo JM Bergougniou



Le chapitreau - photo JM Bergougniou


Le chapitreau - photo JM Bergougniou

mardi 1 février 2022

Tinténiac le grenier à sel Bretagne canal Ille et Rance

Tinténiac le grenier à sel Bretagne



L'Ecotay -photo JM Bergougniou

Construit au cours de la 2e moitié du 16e siècle, ce bâtiment, appellé maison des Ecotay (ou des Ecotais), conserve de nombreux éléments caractéristiques de cette période (encadrements de baies, pignon découvert, décor). Elle aurait abrité un grenier à sel, puis une ferme comme en témoignait la présence de parties agricoles en terre jusqu'au début des années 1970 ; celles-ci ont été détruites lors d'une inondation en 1973.


 L'Ecotay -photo JM Bergougniou

Le pignon nord a été percé de deux baies en brique au cours du 20e siècle.


L'Ecotay -photo JM Bergougniou

Cette redevance qui existe déjà dans la Rome antique, n'apparait en France que sous le règne des capétiens au Moyen-Âge .


L'Ecotay -photo JM Bergougniou
une partie de la maison se trouve
en contrebas du canal construit en remblais

C'est en pleine guerre de Cent ans, par l'ordonnance du 28 décembre 1355, que le royaume de France instaure la gabelle, une taxe sur le sel pour financer son armée et "bouter les Anglais hors de France".

"Monopole royal"

A l'époque, le sel, seul moyen pour conserver les aliments, faisait l'objet d'un monopole royal. La population l'achetait taxé, et en toute petite quantité.


Les plaintes contre la gabelle, qui représenteront à l'époque moderne environ 6 % des revenus royaux, commencent à s'élever au XIVe siècle. Elles ne cesseront plus jusqu'à son abolition par l'Assemblée nationale constituante, le 1er décembre 1790. L’impôt sur le sel réapparaîtra néanmoins en 1806, sous Napoléon Ier, avant d'être supprimé définitivement par la loi de finances de 1945.

Sources

Patrimoine BZH
Centre de documentation de l'inventaire du patrimoine culturel (inventaire.patrimoine@bretagne.bzh)
Paul Banéat le département d'Ille et Vilaine


vendredi 13 août 2021

Circuit Tinténiac - Montmuran

Circuit Tinténiac - Montmuran 
Les Iffs Montmuran


photo JM Bergougniou
Après avoir parlé de tinténiac, nous parlerons de la commune des Iffs, du château de Montmuran (et de du Guesclin) et des l'église des iffs dont le clocher a été remanié par Arthur Régnault architecte de l'église de Tinténiac


le château de Montmuran photo JM Bergougniou


En 1032, Alain III, duc et prince de la nation bretonne, créa pour sa soeur Adèle l'abbaye de Saint-Georges à Rennes et lui confia la Seigneurie de TINTENIAC avec droit de haute justice. L’Abbesse demanda au Chevalier DONOUAL, qui prit le nom de TINTENIAC, de construire un château pour protéger ses terres.




le château de Montmuran photo JM Bergougniou
Rasé par Henri II Plantagenet en 1168, il fut  remplacé par une véritable forteresse au XIIe siècle. Il reste aujourd'hui deux tours au nord, au XIVe siècle un châtelet composé de deux tours avec machicoulis encadre l'entrée défendue par une herse, des douves, deux pont-levis.
le pont levis photo JM Bergougniou
Après un fait d'armes contre le Duc de Calverley, célèbre capitaine Anglais qui avait voulu prendre Montmuran par surprise, Bertrand du Guesclin fut armé Chevalier sur l'emplacement de la chapelle actuelle le Jeudi Saint 1354.
En 1373, après le décès de sa première femme, Tiphaine Raguenel, il épousa Jeanne de LAVAL-CHATILLON dans la même chapelle du Château de Montmuran.
Au XVI ème siècle, la dernière descendante des LAVAL-CHATILLON, Charlotte, épousa en 1547 dans la même chapelle, Gaspard II de COLIGNY, Grand Amiral de France en 1552 sous le règne du Roi de France Henri II et illustre victime de la Saint Barthélemy le 24 août 1572.
le châtelet photo JM Bergougniou

En 1354, le jour du Jeudi saint, le chevalier Alacres de Marès (ou Elaste du Marais), normand du pays de Caux, adoube chevalier Bertrand Du Guesclin dans la chapelle du château, pour avoir, entre autres, héroïquement sauvé Montmuran des anglais. Ces derniers, arrivant par surprise de Bécherel, à moins de 10 kilomètres de là, furent stoppés net par Du Guesclin qui, ayant senti la chose, avait prévu leur venue en postant une trentaine d'archers le long d'un chemin qui porte aujourd'hui encore le surnom de "chemin sanglant"
la fontaine St Fiacre photo JM Bergougniou

S'il se dit encore que le chemin rougit du sang des combattants chaque fois que la pluie tombe, il faut aussi savoir que le sol en ces lieux est en partie composé d'oxyde de fer, de couleur rougeâtre, perpétuant le symbole.

La source sort à l'intérieur de l'édifice, fermé aujourd'hui par une porte en fer. Sur la façade, est creusée une niche abritant le saint patronal. Une jardinière et une croix ornent ce pignon. Le lavoir, enfoui sous la terre, vient d'être dégagé.

St Ouen des Iffs photo JM Bergougniou

Saint Fiacre, d'origine écossaise, vivait au VIIème siècle. Il est devenu le patron des jardiniers. La tradition veut que ce soient des pèlerins, fatigués et assoiffés, ayant prié saint Fiacre, qui firent jaillirent cette eau. Pour vénérer saint Fiacre, une procession, très fréquentée aux XVIème, et XVIIème siècles, venait de l'église à la fontaine, le dernier dimanche d'août. Afin d'obtenir une pluie bienfaisante, le curé du village trempait le pied de la croix dans l'eau de la source. Les pèlerins, paysans des environs, faisaient alors cette prière : "Saint Fiacre, vous avez quitté le monde et ses vanités pour entrer dans la solitude afin de vous consacrer à la prière, au soin des malades et au travail de la terre. Obtenez de Dieu les grâces que nous implorons pour le salut de nos âmes, la santé de nos corps et la réussite des cultures de nos jardins et de nos champs.


St Ouen des Iffs photo JM Bergougniou
Edifice bâti au milieu du 15e siècle, de plan en croix lorraine, formé par les transepts et l'adjonction près du sanctuaire de deux chapelles. La nef et les deux transepts sont voûtés en bardeaux sur une charpente remaniée, mais conforme à celle d'origine. A la fin du 15e siècle, la nef est allongée et la nouvelle partie couverte d'une voûte d'arêtes à nervures diagonales et liernes. Un porche a été adossé au nouveau pignon. Le clocher actuel a été bâti, sur ce pignon, à la fin du 19e siècle, selon la tradition des clochers bretons de la fin de l'époque gothique. Certains corbeaux sont sculptés de têtes de grotesques (singes, babouins). Les fenêtres sont à remplages flamboyants, et certaines sont garnies de vitraux du 16e siècle.

le clocher création d'Arthur Régnault
photo JM Bergougniou

Vestiges d'un premier édifice de la première moitié du 15e siècle dont subsistent : la porte occidentale, le gros-oeuvre du bras sud et sa porte, à l'exception des contreforts et de la baie, le mur sud de la 1ère travée du choeur et sa porte, au nord la fenêtre de l'ancienne chapelle de Montmuran et l'ancienne porte d'accès depuis le choeur ainsi qu'une partie du bras nord (chapelle de la Vierge) . A la fin du 15e siècle, sous la famille de Laval, seigneur de Montmuran, construction du porche ouest, reconstruction de la nef, édification de la chapelle Saint-Yves au sud du choeur et remaniements aux bras du transept (contreforts ajoutés) . 

photo JM Bergougniou
Vestiges de vitraux du milieu du 15e siècle et importante commande de la première moitié du 16e siècle attribuable au maître Michel Bayonne. Ancien porche ossuaire, accolé à l'ouest du bras sud au début du 17e siècle, détruit après 1875. Remaniements ponctuels au 17e siècle (fenêtre du mur sud du choeur datée 1682) . l'ancien clocher de charpente à l'ouest qui portait la date de 1587 a été remplacé en 1867 par un clocher pignon de style néo-gothique cornouaillais dû a l'architecte Arthur Regnault.

le lièvre musicien photo JM Bergougniou

A l’entrée de l’église, un remarquable bénitier octogonal portant la date de 1458 est orné de plusieurs sculptures dont une ermine et une fleur de lis qui rappelle que l’église des Iffs appartient à un fief placé sous la suzeraineté du Duché de Bretagne et de la Couronne de France.



photo JM Bergougniou

Saül est renversé avec son cheval par l'effet de l'apparition du Christ et de ses anges, tels qu'ils apparaissent dans la partie supérieure. Né juif mais pétri de culture grecque, Saül /Paul était citoyen romain, et c'est ainsi qu'on comprend son costume d'officier romain et la présence anachronique de l'aigle bicéphale.

On avait pu y voir jadis "la prise de Mantes par Du Guesclin", le drapeau jaune et rouge chargé d'une aigle éployée de sable rappelant l'écusson de l'illustre connétable : d'argent à l'aigle éployée de sable, membrée et becquée de gueules, à la cotice de même brochant. Du Guesclin avait épousé l'héritière du château de Montmuran, Jeanne de Laval.
photo JM Bergougniou

Cette verrière a été restaurée plusieurs fois au XVII et XVIIIe siècle, puis en 1852-1862 par l'atelier nantais Échappé, puis de 1910 à 1913 par l'atelier Tournel frères. 
Datée vers 1545, elle est attribuée par ses violets sombres, ses verts et ses rouges orangés à l'atelier de Michel Bayonne ou Baionne, de Rennes, sur des cartons d'inspiration flamande. Michel Bayonne est l'auteur des vitraux de La Ferrière, Saint-Gondran, La Baussaine, Moulins et Beignon.
photo JM Bergougniou