Bon sang j'suis en retard!

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mercredi 8 mars 2023

Des travaux au Musée de l'Outil et des Métiers Tinténiac mars 2023

Des travaux au Musée de l'Outil et des Métiers Tinténiac

L'hiver se passe, les travaux de menuiserie, d'électricité sont terminés...

L'hiver au musée de l'Outil - photo JM Bergougniou



le musée de l'Outil la porte d'entrée - photo JM Bergougniou


La municipalité propriétaires des locaux a entrepris des travaux de réfection et de mise en sécurité de ce "bâtiment communal. L'électricité datait pour le moins des années 1950... les huisseries pour certaines de la même époque.

L'année 2022 a donc vu les portes d'entrée et sortie de secours  refaites. Ces travaux se sont poursuivis par la réfection de la fenêtre de l'atelier du bourrelier et la pause d'une porte coulissante dans "la galerie des glaces" pour permettre les manipulations d'objets lourds ou volumineux.

le musée de l'Outil à ranger -
photo JM Bergougniou




le plus grand désordre règne dans le bâtiment car il a fallu bouger, déplacer ateliers, matériels, objet pour donner accès aux entrepreneurs. 

le musée de l'Outil Gilbert et Jean -
photo JM Bergougniou
Et maintenant il convient de tout remettre en place après avoir rafraîchi les ateliers.


Yolaine  peintre en bâtiment -
photo JM Bergougniou

 bénévoles s'y collent, réorganisent, peignent, grattent, clouent. Yolaine n'est pas au bout du rouleau. Les surfaces à rafraîchir sont importantes


Michel prépare les surfaces -
photo JM Bergougniou

Elle est aidée par Michel qui prépare les surfaces, le travail avance vite.

La volonté de présenter un nouveau visage moins vieillot, moins poussiéreux, plus clair, plus accueillant guide ces travaux avant l'ouverture d'été.

En attendant de vous retrouver dès l'ouverture.


dimanche 5 mars 2023

Journal L'Auto Paris Brest Paris 1921

Journal L'Auto Paris Brest Paris 1921

Paris-Brest-Paris à Tinténiac -  photo JM Bergougniou

Tinténiac accueillera Paris-Brest Paris 2023 du 20 au 24 août


Tout commence en 1891 avec la course Bordeaux-Paris dominée par les Anglais (grands consommateurs des vins de Bordeaux).

Chauvin, le rédacteur en chef du Petit Journal lance alors dans son journal du 11 juin l'idée d'une course Paris-Brest-Paris... réservée aux Français! 
En 1891 ils seront 216 à partir de devant le siège du journal.
La guerre interrompt la course qui reprend en 1921, ce sera  la quatrième.




LES GRANDES EPREUVES CYCLISTES SUR ROUTE  PARIS-BREST ET RETOUR


(4e épreuve décennale)


Organisé par le Petit Journal et l'Auto. 

— 1,196 kilomètres. — 2, 3, 4 septembre 1921.

Six nouveaux engagements nous étant parvenus par la poste, 119 concurrents sont ainsi inscrits pour la grande épreuve. — Les détails complets de l'organisation du parcours.

Une demi-douzaine de plus !
Comme nous l'avions prévu, le courrier d'hier nous a apporté quelques engagements mis à la poste dans les délais réglementaires, et que nous avons enregistrés comme suit :

114. GUILLON Clotaire, Le Noyer (Cher).

115. PRIGENT Marcel, Dreux.

116. NEBOUX Gaston, Paris.

117. DELALANDE Gustave, Paris.

118. NICOLOPOULO, Eusones.

119. M.ALOU Arthur, Le Châtelet-sur-Sormonne.



Guillon, qui a terminé dixième dans Bordeaux-Paris de cette année, et Gustav Delalande, cinquième du Championnat de la poly-multipliée, formeront avec Jean Irénée, dont nous avons déjà publié l'engagement, le team Desvages.

Gaston Neboux est un ancien habitué des courses sur route. Il a déjà terminé les Tours de France de 1912 et de 1914 et n'a abandonné celui de 1913 qu'à la suite d'un accident dans la septième étape.

Quant à Nicolopoulo, aujourd'hui âge de 54 ans, il a déjà deux Paris-Brest a son actif: 1901 et 1911, qu'il a réussi à mener à bien dans les délais réglementaires.

La répartition en catégories

Il nous reste maintenant à procéder au classement des coureurs en deux catégories : « Vitesse » et « Touristes-routiers », ainsi que le prévoit le règlement. Dès demain, nous publirons cette classification et rappellerons en même temps les obligations qui incombent aux coureurs dans chacune des deux catégories.


Sur la route et dans les contrôles

Depuis qu'a été effectuée, par notre ami André Lepèra, la reconnaissance de l'itinéraire de Paris-Brest, nous avons reçu de tous nos correspondants l'assurance que toutes les dispositions seront prises

Versailles (20 kil..). 
 Trappe (30 kil.

DREUX (80 kil)

Nonancourt (93 kil
Tillères (103 kil.). 
Verneuil (115 kil
MORTAGNE (156 kil.)
Le Mesle-sur-Sarthe (170 kil.). 
ALENÇON- 190 kil.). 
Saint-Denis-sur-Sarthe (l99 kil.). 
PRE-en-PAIL (215 kil)
Javron (228 kil.)
MAYENNE (253 kil.).
LAVAL (280 kil.).  Contrôle fixe 

En Ille et Vilaine

VITRE (315 kil.). — Contrôle volant, au Café Commerce, tenu par M. Orillard, assisté des membres de l'Amicale Sportive Vitréenne et de MM. Lenoir père et fils. La traversée de la ville sera entièrement éclairée pendant deux nuits.
Châteaubourg (330 kil). — Endroit très difficultueux par suite de nombreux virages. M. Leclair, marchand de cycles et correspondant de L’Auto assurera le passage des coureurs et fera poser des lanternes et flèches aux endroits critiques.

RENNES (351 kil.) — Contrôle fixe avec signature au Café de l'Europe, quai de Chateaubriand. Le contrôle sera placé sous la direction de notre excellent correspondant, M.  Germain, qui a déjà Paris-Brest à son actif. M. Gemain sera assisté des membres du Vélo Cycle Rennais.
Itinéraire dans la traversée de la, ville : faubourg de Paris ; tourner à gauche à l'octroi ; boulevard de Strasbourg; tourner à droite  avant de  passer le pont et suivre tout droit les quais jusqu'au café du contrôle. Continuer ensuite tout droit jusqu'au Mail et prendre la route de Brest. La ville sera éclairée sur tout le parcours suivi.par les routiers et des banderoles électriques indiqueront la route à suivre.

Bedée (374 kil.). — Traversée difficile. Plusieurs virages Contourner l'église sur la place et tourner à gauche. Flèches et lanternes seront placées par les soins de M. Barbier, instituteur et correspondant de l'Auto, Aussitôt après avoir traversé le village, on trouve une fourche. Prendre la route de gauche.

Montauban-de-Bretagne -(382 kil. 500). — Prendre à gauche dans le village. M. Tiriau, cycle correspondant de l'Auto, assurera la traversée au moyen de lanternes et de flèches.

Broons (405 kil.). 
LAMBALLE (431 kil.).
Yffignac (444 kil.). — Descente rapide, puis forte  rampe amenant vers Saint-Brieuc.
SAINT - BRIEUC (451 kil.). 
Chatelelaudren (469- kil.). 
GUINGAMP (483 kil.). 
Belle-Isle-en-Terre (502 kil.). 
Le Ponthou (521 kil.). 
Plouigneau (526 kil. 500). 
MORLAIX (536 kil.). 
Saint-Thégonnec (549 kil). 
Landivisiau (559 kil.). 
Landerneau (575 kil)
BREST (693 kil). — Contrôle fixe avec signature, au Select Casino, 50 rue d'Aiguillon, 

Sources 

Gallica BnF

L'Auto

Le Petit Journal

Agences ROL Meurisse

vendredi 3 mars 2023

PARIS BREST PARIS ça prépare et ça approche 20-24 Août 2023

PARIS BREST PARIS ça se prépare et ça approche vite 

20-24 Août 2023



Tinténiac se prépare a accueillir Paris-Brest-Paris


Les associations de Tinténiac sous la houlette de l'ACIR se préparent à accueillir les 8000 cyclos qui passeront deux fois à Tinténiac. Décoration, concours de vitrines, banderoles, fléchage, circulation, animation, chants et danses, exposition photos, carte postale, la mairie coordonne les tâches des associations pour que la ville se pare des couleurs de L'ACIR (bleu et jaune - les couleurs de l'Ukraine). C'est en bonne voie






En août 2023, le PARIS-BREST-PARIS Randonneur sera de retour comme tous les 4 ans depuis 1931, sauf pendant la 2éme guerre mondiale. C’est une épreuve mondialement connue et attendue organisée par l’Audax Club Parisien, sous l’égide de la fédération Française de cyclotourisme (FFCT).

8 000 cyclotouristes, dont 5 500 étrangers en provenance de 70 nations des cinq continents prendront le départ de cette randonnées mythique de 1 200 kilomètres, sans classement ni podium, à parcourir en moins de 90 heures, pour le plaisir de l’effort sous les encouragements du public.

Sur le parcours, tous les 80 kilomètres environ, des sites gérés par des clubs locaux assurent les opérations de contrôle, le ravitaillement, le couchage, l’assistance technique et les soins médicaux. Ouverts au public, ces sites proposent des animations mettant en valeur les atouts des régions traversées.

https://velo-tinteniac.org/index.php/paris-brest-paris-2023/


Un peu d'Histoire



Dans les journaux de 1921 

TRENTE ANS APRES  Le Paris-Brest de 1891


Ce fut un coup de tonnerre lorsque, en 1891, le Petit Journal prit l’heureuse initiative de faire couriir l’épreuve Paris- Brest-Paris en une seule étape. A cette époque,, Francisque Sarcey traitait le cycliste d’« emballé à roulettes ». Liévin, dans la France, affirmait que « le vélocipède, ce grotesque outil, bon tout au plus pour quelques acrobates. », était appelé à une fin aussi rapide que lamentable. Aussi était-il courageux d’entreprendre une croisade en faveur de « la petite reine ». 

Pour passionner les masses, il fallait frapper un grand coup. Pouvait-on y réussir mieux qu’en choisissant cet incroyable parcours de 1.200 kilomètres : Paris-Brest et retour ?

 L’enthousiasme fut tel, qu’en deux jours, 175 coureurs étaient engagés et qu’au moment où le registre fut clos il y avait 575 aspirants à la gloire ! La plupart n’avaient pas d’ailleurs la moindre idée de l’effort imposé. Les changements de machine étaient interdits, afin d’exiger surtout de la prudence de la part des coureurs et des ménagements vis-à-vis des. bicyclettes.
 -Quatre hommes se détachaient du lot, parce qu’ils étaient les seuls à avoir un service d’entraînement : Charles Terront, Jiel-Laval, Coullibeuf, Jules Dubois. 

Ce lui de Terront était dirigé par Duncan, celui de Jiel-Laval par de Civry. Parmi les entraîneurs, se trouvaient les gloires de l’époque : Gassignard, Charron, Lambar-Jack, Arlaud, Fol, Echalié, de (lèves, Voigt, pour Jiel-Laval ; Marlinger, Four- nier, Antony, Cottereau; Kuhling, Maubo pour Terront. 

Le 6 septembre, à 5 heures 30 du matin, 206 concurrents se réunissaient devant l’hôteldu Petit Journal et, par groupes de 20, défilaient par les boulevards, les Champs-Elysées, l’avenue du Bois, au milieu d’une foule extraordinaire, au son des musiques et dans les acclamations des admirateurs. Grâce au Petit Journal, la bicyclette connaissait une apothéose qui la faisait entrer dans l’histoire. Le départ était donné à 7 h. 3. 

Terront prenait la tête dès le début, et, à la Queue- les-Yvelines, avait déjà 5 minutes d’avance. A Alençon, il précédait de 20 minutes Jiel-Laval, que suivait, comme son ombie, un inconnu qui fit merveille depuis, Corre. 
Une crevaison retardait Terront aivant Laval, Jiel-Laval prenait la tête en cet en droit, s’assurait 6 minutes ; mais son adversaire le rejoignait et passait : il avait 10 minutes d’avance à Saint-Brieuc, 12 à Guingamp,  à Morlaix. Là, arrêt de 15 minutes, suivi d’une nouvelle crevaison qui permet à Jiel-Laval de revenir et de reprendre le commandement : il vire à Brest 51 minutes avant Terront, que suit Corre. Celui-ci s’arrête 8 heures pour dormir. Coullibeuf, quatrième, repart avec 10 minutes de retard. 

Quant à Dubois, il a abandonné. La course se réduit à un match Terront-Jiel-Laval. Depuis deux jours et une nuit, Jiel- Laval roulait, Il arrive an début de la seconde nuit à, Guingamp, ayant couvert
717 kilomètres sans arrêt à proprement parler. Il a 1 h. 50 d’avance. Contraire ment à ses intentions, il se laisse convaincre par ses entraîneurs et se décide à prendre quelque repos...




samedi 21 janvier 2023

Tintin Perrigault est décédé à 101 ans Tinténiac

Tintin Perrigault est décédé à 101 ans.


Photo JM Bergougniou
L'une de ses dernières apparitions publiques fut lors du repas des anciens le 1er juin 2022.

« Pouvoir faire ce que l’on veut, en se disant qu’on peut rendre service, ça donne une belle satisfaction. Je ne sais pas si j’ai encore beaucoup d’années à vivre maintenant, mais je pense que j’ai fait mon compte, j’en suis très heureux »

Celui qui a été résistant pendant la Seconde guerre mondiale est né le 17 novembre 1921 à la Chapelle-Chaussée.


L’humilité et cette étincelle dans le regard. Célestin Perrigault n’a peut-être plus 20 ans mais la flamme est toujours vive. Mardi 30 novembre 2021, l’association républicaine des anciens combattants d’Ille-et-Vilaine-ARAC 35 lui a organisé un moment d’amitié en son honneur à la Maison du combattant, à Rennes, pour fêter ses 100 bougies. Celui qui a été résistant pendant la Seconde guerre mondiale est né le 17 novembre 1921 à la Chapelle-Chaussée. Ces derniers jours, ils enchaînent des temps de rencontres et d’hommage, le prochain sera samedi avec les communistes.

Stéphanie Giot et Tintin Perrigault  1er juin 2022 Photo JM Bergougniou

« On a toujours souligné ma fidélité à mes engagements, quels qu’ils soient. Une des choses qui m’a beaucoup touchée aussi, c’est ce que m’a dit un copain un jour à qui j’expliquais : j’ai eu beaucoup de chance, j’ai eu une longue vie, elle a été très remplie. Elle a été remplie d’activités que j’ai choisies. J’ai fait ce que je voulais, raconte Célestin Perrigault. « Tu as été utile, tu as eu une vie utile », m’a t-il répondu. Je crois que c’est un des plus beaux compliments qu’on puisse recevoir ».
« Formé à l’Ecole normale de Rennes puis Quimper, instituteur, puis journaliste, professeur de collège, Célestin Perrigault a été constamment engagé : responsable syndical, militant politique, associatif, peintre aquarelliste… »,

Le Résistant
« Mon premier acte, c'est d'avoir organisé au printemps 1943, le refus d'inscription des jeunes de 20, 21 et 22 ans pour tous ceux de la commune et de plusieurs des environs. On a tous pris l'engagement de ne pas s'inscrire. On n'a jamais été convoqués au STO (service de travail obligatoire). Une fois, j'ai échappé de peu à une rafle, un dimanche au terrain de football. J'avais eu un pressentiment », raconte Tintin..



Il commence vraiment, après le Débarquement, avec la réception de parachutages. Les actes de résistance vont se succéder.

« Quand le verrou de Rennes a sauté, Patton s'est engouffré. Ça a été très vite. Heureusement, les Allemands n'ont pas eu le temps d'appliquer le plan de destruction du Huelgoat comme ils l'avaient prévu. C'était un coin où il y avait énormément de maquis. » Il s'engage ensuite pour la fin de la guerre, jusqu'en septembre 1945.


« Je suis un paresseux. Quand je vois tout ce que j’ai fait, je suis un touche à tout, comment j’ai pu faire toutes ces choses-là, sourit Célestin Perrigault. Si ma vie a commencé quand j’avais 20 ans, quand j’ai été normalien, tout le passé, mon enfance, mon adolescence, m’ont conduit à un tempérament parfois de révolte mais surtout d’indépendance. Pouvoir faire ce que l’on veut, en se disant qu’on peut rendre service, ça donne une belle satisfaction. Je ne sais pas si j’ai encore beaucoup d’années à vivre maintenant, mais je pense que j’ai fait mon compte, j’en suis très heureux ».

Sources
Ouest-France

jeudi 24 novembre 2022

Paquebot Parana SGTM Louis Alexandre Denoual


 Paquebot Parana SGTM  Torpillage le 24 août 1917




Sur le monument aux morts de Tinténiac apparait le nom de Louis Alexandre Denoual.

Selon Mémoires des Hommes il est décédé lors du torpillage du paquebot PARANA le 24 août 1917. 

Louis Denoual est né à la Besnelais en Tinténiac le 27 septembre 1889.

De la classe 1909, au recrutement de Saint-Malo, il est rappelé au service actif pendant la première guerre mondiale. 

Le 235e RI ayant été dissout le 30 octobre 1916 on peut supposer qu'il est reversé au 35e RI

Un doute persiste sur son affectation, le 2 de 235e RI ayant été rayé, il est alors affecté au 35e RI.

Le jugement de décès est rendu le 27 août 1918


En principe les décès en mer sont reportés dans le registre des décès du dernier domicile connu (soit celui figurant sur la fiche-matricule de l'Inscription maritime pour les marins), avec parfois une note marginale sur l'acte de naissance.

Cependant le décès en mer peut être soit constaté par le capitaine du navire, faisant fonction d'officier d'état-civil : dans ce cas le report sur le registre des décès du domicile se fera assez vite, soit ne pas être constaté (p.ex naufrage) : dans ce cas il faudra un jugement d'un tribunal, au vu de pièces justificatives ou de témoignages, et cela peut prendre plusieurs années, d'autant que ce jugement n'est pas systématique, mais intervient le plus souvent à la demande d'ayants-droit.

Dans ce dernier cas le jugement est reporté dans le registre des décès du domicile, parfois donc plusieurs années plus tard, avec, pour les décès assez récents (fin 19ème) une note marginale sur ce registre à la date présumée du décès.


Il est le fils de Pierre et de Clémentine Duré qui résident à Tinténiac. Lui en tant que cultivateur réside à Saint-Brieuc-des-Iffs.
Il est soutien de famille.
Incorporé le 5 octobre 1910 au 47e RI, il est libéré le 28 septembre 1912. On sait qu'il a les yeux bleus, les cheveux chatains et qu'il mesure 1,57m.

Il est rappelé à l'activité par suite de la mobilisation générale le 1er août 1914, il arrive au corps ( 9e RI) le 3 août.  Il sera affecté au 35e RI le 20 juin 1917. 

Il sera décoré de la Médaille militaire par décret du 21 février 1921 et de la croix de guerre avec étoile d'argent.


Sur le naufrage du Parana




Paquebot mixte construit à La Seyne sur Mer pour le compte de la Société Générale de Transports Maritimes à Vapeur de Marseille, lancé en 1908 et baptisé Parana, du nom d’un fleuve argentin et d’une ville sur ce même fleuve. 

Numéro de chantier 1 008.
03.08.1914 : service régulier sur l’Amérique du Sud

01.06.1916 : AMBC installé à bord

L’encadrement, la formation et l’entraînement de tout le personnel de l’AMBC. - L’instruction des officiers de la marine marchande en vue de la défense contre les sous-marins - La surveillance, l’entretien et les réparations courantes des matériels embarqués sur les bâtiments de commerce, y compris la mise au point de ces matériels. - L’exécution des tirs et des écoles de feu destinés à l’entraînement des armements et à la formation au tir des officiers et des gradés. - Enfin, le personnel de l’AMBC sera entraîné à l’usage des signaux simples (signaux à bras, signaux Morse, code international) pour les navires de commerce. Les centres seront finalement en place dès juin 1917 à Dunkerque, Calais, Boulogne, Dieppe, Le Havre, Rouen, Caen, Cherbourg, Brest, Lorient, Saint Nazaire, La Pallice, Bordeaux, Bayonne, Cette, Marseille, Toulon, Bizerte. Chaque navire de commerce sera rattaché à l’un de ces centres en accord ou à la convenance de son armateur.

07.12.1916 : requis non militarisé comme transport

Le décret du 31 juillet 1914 prévoit deux types de réquisition : d’une part, la réquisition en propriété par laquelle le navire devient la propriété de l’État, d’autre part, la réquisition en jouissance, qui donne à l’État l’usage du navire et la possibilité de le rendre à son propriétaire lorsqu’il n’en a plus besoin. C’est ainsi qu’à côté des navires requis en pleine propriété, l’État va utiliser des navires affrétés, laissant à leurs armateurs la charge de leur exploitation, moyennant la signature de conventions types fixant dès le temps de paix les conditions de la réquisition des navires de commerce, c’est-à-dire les obligations et les devoirs de l’État et des armateurs.


Une nouvelle crise se produit alors que l’approvisionnement de l’armée d’Orient accroît les besoins en transports maritimes. L’évacuation de l’armée serbe, reconstituée à Corfou, puis envoyée à Salonique, nécessita le transport du 8 avril au 30 mai 1916 de 100 00 hommes, de 33 000 chevaux, de 5 500 autos, de 106 000 tonnes de matériel. Pour les seuls paquebots des Messageries Maritimes, les estimations sont les suivantes : le service de l’armée de Salonique a dû pourvoir au mouvement de 122 000 hommes, le service de Lemnos ou des Dardanelles à l’évacuation de 41 000 passagers.

20.08.1917 : le Parana quitte Bizerte pour Salonique avec 252 hommes, 540 soldats Serbes, 43 chevaux et mulets et 1 862 tonnes de divers, en convoi avec Médié et Pampa escorté par 3 torpilleurs




24.08.1917 : capitaine Fabre. A 01h10, dans le canal de Doro, il est torpillé au niveau de la cale 2 sur bâbord par le sous-marin allemand UC-74 (KL Wilhelm Marschall). Le navire continue à flotter, mais les passagers paniquent et se jettent à l’eau ; l’équipage parvient néanmoins à transformer le sauve qui peut en évacuation ordonnée.



A 01h30, une seconde torpille arrache le gouvernail et avarie l’hélice. Le capitaine peut gagner la côte d’Eubée en différenciant les machines et mouille
25.08.1917 : malgré le travail acharné de l’équipage et d’autres navires, le navire coule 26 h après son torpillage. 7 morts sont à déplorer parmi l’équipage, les rescapés sont conduits à Salonique par le Médié et le Pampa
14.10.1917 : les rescapés de l’équipage débarquent du Pampa à Marseille.





les destroyers d'escorte étaient „Fronde“, „Fanfare“ et Yacht „Helene“ tandis que les 876 survivants ont été secourus par les destroyers "Colne", "Fanfare" et "Sape".


Une tentative de remorquage a été faite par le navire de sauvetage "Tenedos".


Selon des sources britanniques, il y avait 232 soldats français et 560 soldats serbes et 91 membres d'équipage à bord du PARANA.

Le déroulé des événements


15 Août 1917

Appareillé de Marseille avec
231 officiers et soldats pour Salonique
619 officiers et soldats pour Bizerte
1862 t de marchandises diverses
43 chevaux et mulets

17 Août

Escale à Bône de 07h00 à 18h30

18 Août

Escale à Bizerte. Débarqué les militaires au quai de la gare.
Embarqué 20 officiers serbes et 540 soldats serbes ainsi qu'un médecin français pour Salonique.

20 Août

Appareillé de Bizerte avec PAMPA et MEDIE, escorté par torpilleurs PISTOLET et SAGAIE.

23 Août

Escale à Milo de 13h00 à 17h00. Appareillé escorté par les torpilleurs FANFARE, POIGNARD et SAGAIE.


24 Août

Torpillé alors que nous franchissons le canal de Doro et que nous venons de passer le feu de Fassas. Le navire est ébranlé par une première torpille qui le frappe par bâbord, et recouvert par une immense colonne d'eau.
Malheureusement, une panique générale se produit à bord, suivie de scènes indescriptibles. Malgré les exercices effectués et une alerte au large de Malte, les soldats se ruent sur les canots sans écouter les ordres. Des garants sont coupés et les canots surchargés de gens affolés tombent à la mer, entraînant de nombreuses noyades.
La lumière est rétablie par l'électricien dans les faux ponts et les coursives passagers. L'eau pénètre dans la cale 2 et la soute à charbon avant. Essayé d'abriter le navire sur la côte Est d'Eubée pour permettre une évacuation.


Une seconde torpille frappe le navire sur bâbord. Nouvelle panique et les soldats serbes envahissent les canots qui restent, empêchant les marins de faire leur travail et de les amener jusqu'à la lisse. Des garants sont encore coupés, provoquant des catastrophes. Le contingent serbe est totalement affolé, le contingent français, dans une proportion de 1/10e.
Le poste de TSF est complètement démoli et cesse de fonctionner.Malgré un pompage intensif, l'eau entre dans les soutes à charbon, le sabord de chargement de la soute arrière s'étant déjointé. Le navire prend de la gite et s'incline dangereusement.
En différenciant les hélices, car le gouvernail a été emporté, mouillé près de la côte.





Le capitaine explique ensuite toutes les manœuvres qui vont être tentées pour assécher le navire et le remorquer. Il semble qu'il y ait eu des tensions avec le commandant de SAGAIE qui dans son rapport va vivement critiquer le commandant Fabre qu'il trouve trop pessimiste quant aux chances de sauver le navire. L'officier de marine, qui semble d'ailleurs se prendre pour le commandant du paquebot, donne plein d'ordres et se plaint qu'ils ne sont pas suivis d'effets.
Les tentatives ne donneront aucun résultat, surtout à cause du mauvais temps et de l'importance des voies d'eau et le navire coulera 26 heures plus tard.
Le capitaine Fabre signale la très bonne conduite du second Dapelo, des lieutenants Housselot et Couvin, du chef mécanicien Petitjean et des officiers mécaniciens Aimedieu et Jourdant. Il déplore la conduite de l'officier mécanicien de quart, Monsieur Bouche, qui a quitté son poste pendant un très long moment. Il déclare que le TSF Pellicia a parfaitement rempli sa fonction, transmettant des messages jusqu'à la destruction de son émetteur. Il est ensuite resté à la passerelle.
Il signale l'excellent comportement du 1er chauffeur Gayet et du graisseur Cacciaguerra qui se sont brillamment distingués. Il cite de nombreux marins des équipages pont et machine, dont le maître d'équipage Gourden, le capitaine d'armes Aspard et les seconds maîtres Picard et Poltri.



Il indique que le commandant d'armes des troupes de terre, le sous-lieutenant Chapelier et le médecin-major Josserand, embarqué à Bizerte, ont très bien secondé les officiers pont et sont parvenus à ramener le calme dans le contingent français.


Mais il s'attarde surtout sur les deux mousses, Fenocchio et Oreille, qui ont fait preuve d'un grand sang froid malgré leur jeune âge et se sont montrés particulièrement dévoués. Plus tard, le mousse Oreille a été saisi par un soldat serbe qui l'a dépouillé de sa ceinture de sauvetage et l'a jeté à la mer. Il a pu être sauvé et le capitaine estime que ces deux mousses méritent une récompense.

Rapport de l'officier enquêteur (LV commandant HELENE)


Le navire faisait route au N20E à 11 nœuds. Vent frais de NNW; Mer forte. Nuit étoilée avec bonne visibilité.
Navigation en ligne de file dans l'ordre PAMPA – PARANA – MEDIE avec distance de 800 à 1000 m entre chaque navire.
FANFARE à droite, POIGNARD à gauche, SAGAIE sur l'arrière.
PARANA a été torpillé sur bâbord à 5 milles au nord du cap Fassa. Deux torpilles l'ont touché à 20 minutes d'intervalle. Le timonier de quart Corte et l'homme de barre Cabel ont vu le sillage de la 2e torpille. Le sous-marin a été éclairé momentanément par un des torpilleurs.

Cale 2 et soutes à charbon se sont remplies d'eau. Le safran du gouvernail a été arraché et l'hélice bâbord endommagée. L'eau a commencé à entrer par les presse-étoupes de lignes d'arbres.

Lors de la 1ère explosion, environ 80 hommes, pris de panique, ont sauté à la mer. Une nouvelle panique s'est produite lors de la 2e explosion. Canots et radeaux sont tombés à la mer dans la plus grande confusion. Quand le calme a pu être rétabli, il ne restait plus à bord que 6 canots sur 14 et 2 radeaux sur 20.



Il y avait à bord 560 officiers et soldats serbes ainsi que 232 officiers et soldats français. Une vingtaine de Sénégalais, qui dormaient dans le faux-pont 2, ont du être tués lors de la 1ère explosion. Mais tout le monde, exception faite de ces premières victimes, aurait pu être sauvé si les ordres du commandant et des officiers pont avaient été suivis. L'attitude des Serbes a été particulièrement mauvaise. Les officiers serbes n'ont rien fait pour rétablir l'ordre. Ils n'ont même pas cherché à traduire les ordres des officiers français. Un soldat serbe s'est même emparé du mousse Oreille, l'a dépouillé de sa ceinture et l'a jeté à la mer.
Du côté français, un tiers de l'équipage, dont l'officier mécanicien Bouche, a abandonné son poste. Certains ont même quitté le navire et c'est la raison pour laquelle ils ont péri.

On compte finalement environ 150 disparus, dont 23 à l'équipage (nota : en réalité ce chiffre s'est avéré inexact; 7 hommes d'équipage seulement avaient disparu)
Les rescapés ont été recueillis par SAGAIE, POIGNARD, FANFARE et l'anglais KOLNE, puis conduits à Salonique par MEDIE et PAMPA.

L'officier enquêteur note que les autres officiers du navire, ainsi que le sous-lieutenant Chapelier et le médecin-major Josserand, des troupes de terre, ont eu un très bon comportement et se sont montrés efficaces. Ces deux derniers ont aidé les officiers du bord à rétablir l'ordre.
Toutefois, il déplore que l'officier de tir, le lieutenant Housselot, ne se soit pas rendu aux pièces pour vérifier la présence de l'armement. Aucun tir ne s'est déclenché quand le sous-marin a été éclairé de façon inopinée par un escorteur.

Les moyens d'épuisement du bord étaient insuffisants. Le TENEDOS, arrivé sur les lieux à 19h00 le 24, n'est pas parvenu à amorcer ses pompes d'assèchement et le mauvais temps l'a empêché de passer une remorque au PARANA. Celui-ci a coulé le 25 à 09h18. D'après les clichés de l'épave, il s'est posé droit sur le fond.


Sources




https://forum.pages14-18.com/viewtopic.php?t=44138

mercredi 23 novembre 2022

Banque Alimentaire collecte nationale Tinténiac NETTO SUPER-U 25 et 26 novembre

 Banque Alimentaire collecte nationale - Tinténiac - NETTO SUPER-U 25 et 26 novembre









Chaque année, le dernier week-end de novembre, les Banques Alimentaires organisent leur Collecte Nationale dans les magasins partout en France. 

Cette année, elle aura lieu les 25, 26 et 27 novembre. Ce week-end de solidarité est l'unique moment durant lequel les bénévoles Gilets Orange font appel à la générosité du grand public.

Corps

Un moment solidaire essentiel pour faire face à la hausse de la demande

La Collecte Nationale est le rendez-vous solidaire des Banques Alimentaires durant lequel plus de 130.000 bénévoles, mobilisés le temps d’un week-end, collectent des denrées alimentaires dans plus de 9.000 points de collecte à travers toute la France : magasins, écoles, mairies, entreprises... tous sont mobilisés au profit de l’association. 


Chaque année, la Collecte Nationale des Banques Alimentaires permet de récolter près de 11.500 tonnes de denrées alimentaires, soit l’équivalent de 23 millions de repas. Tout particulièrement cruciale cette année, la Collecte Nationale doit donc être une réussite afin que le réseau puisse soutenir l'ensemble de ses bénéficiaires.