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vendredi 22 septembre 2017

Visite à un concepteur de Rose Michel Adam Liffré Bretagne Ille et Vilaine

De la création d'une Rose 

Ce n'est plus la saison de la floraison des roses, l'été, les pluies ont joué leurs rôles, mais nous étions avec les décorés du mérite agricole (AMOMA 35), présents pour découvrir la création d'une rose avec Michel Adam.
A Liffré il créé des roses depuis 30 ans.




Comment peut-on devenir créateur de roses quand on est employé à la SNCF? C'est certain qu'il faut changer complètement de lignes, prendre le bon aiguillage et surtout rester sur les rails.




Pour devenir obtenteur de roses, il faut de la patience, du temps, appliquer les lois de Mendel. La génétique, ce sont des gènes, des facteurs dominants, un facteur récessif.  



Et à ce niveau ce n'est pas un horaire SNCF, ni le TGV. Il faut prendre son temps pour voir le bout du tunnel 




D'abord c'est un loisir, un loisir envahissant qui occupe de la place et du temps. Pour générer de nouvelles espèces, il faut générer des revenus. 



La pépinière, les arbres fruitiers vont assurer l'ordinaire avant d'espérer toucher le jack-pot dans 15 voire 30 ans.
  

« Il faut sept ans pour obtenir et cultiver une rose. Un vrai travail de jardinier. » 



1987, voit la création des Roseraies de la Guérinais à Liffré et puis arrive les premiers résultats, le premier succès  aux senteurs bretonnes "Parfum d'Armor".











De Bagatelle (ce n'est pas rien) à Monza, c'est une course de lenteur pour être primé. Sur deux années, "pour éviter les coups de coeur" les rosiers sont jugés deux fois chaque année : la tenue, le feuillage, la rose, la senteur, la résistance aux maladies, tout est motif de révision de la note. 




Et le succès arrive, les concours internationaux décernent leurs prix... Mai et juin, les récompenses tombent même les Allemands succombent aux parfums de ses roses, c'est une rose d'or, un prix du parfum, un prix pour des rosiers paysages...




Dans ses serres ouvertes, on retrouve tous les membres de la famille, des arrières-grands-parents aux petits jeunes. 





Mignonne allons voir si la rose qui ce matin avait éclose... 




Un seau de plage, une paire de ciseaux, des pinceaux. D'abord sur la fleur dominante, il faut être matinal pour effeuiller la rose; 


couper les étamines, récolter le pollen dans un petit pot en verre. 





Par la suite il faudra recommencer l'effeuillage sur la rose réceptrice, puis supprimer toutes les étamines pour éviter une auto-pollinisation. A l'aide d'un pinceau le pollen collecté sera posé sur le stigmate. Le pinceau joue le rôle de l'abeille. 





L'ovaire fécondée donnera un fruit qui sera récoltée à maturité si les merles ne jouent pas avec les brins de laine marquants les fleurs fécondées. Et l'opération va se répéter deux trois ans avant que les "rejetons" ne jouent leur autonomie en serre puis en plein champ. 




« C'est l'aboutissement de plus de trente ans de travail méticuleux et méthodique, dont quinze ans d'application de la technique d'accumulation des gênes à caractères dominants. »





Chaque nouvelle rose recevra un nom de baptême, celui d'une chanteuse, d'une navigatrice,  d'un chanteur ou d'une décoration.




Ce n'est qu'au terme de ce parcours quand la rose va être mise sur le marché que les premiers dividendes pourront être perçus, bien longtemps après la première fécondation.





Mais qu'elle satisfaction de voir son nom accolé à une rose.











https://www.roseraie-guerinais.com/fr/

http://www.rose-emeraude.fr/nouveautes-2016-2017-c102x2954419

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