Bon sang j'suis en retard!

samedi 18 avril 2015

Saint-Brieuc des Iffs Rendez-vous à la Ferme 17 18 avril 2015

Saint-Brieuc des Iffs 17-18 avril 2015



La journée avait plutôt mal commencé. La pluie était présente. Et puis sur le coup de midi, un puis deux rayons de soleil...

Il était temps d'aller à la ferme des glaces.
















Samedi 18 avril 2015, de 10 heures à 18 heures, rendez-vous à la ferme pour le traditionnel marché de producteurs, la découverte de la traite des vaches au robot (à 11 heures et à 15 heures), de la danse country (l'après midi) avec l'association "Les Cow Boys Dancers", le tressage de l'osier...







Les producteurs présents seront :

M-N et D TRUBERT : porc

N et H GAUTIER : volailles



C ROGER : agneau

B et Jo LEMESLE : pains au levain, brioches, biscuits

M-L et J-C BIZETTE : escargots





R MAHE : viande bovine

S et B CHAUVIN : fromage 


à 15heures démonstration du robot de traite 


BouMatic Robotics est la première entreprise du marché à lancer la nouvelle traite robotisée : un système novateur et breveté qui trait la vache en l’approchant par l’arrière. Une toute nouvelle approche de la traite automatisée. Elle apporte des avantages immédiats au niveau du va-et-vient des vaches (MR-S1), du bien-être de l’animal et de la protection du système.

La vache détermine son propre rythme. Le système d’identification reconnaît la vache, détermine s’il est temps de la traire et la quantité de fourrage concentré qu’elle reçoit. Le bras du robot s’approche du pis en passant entre les pattes arrière de la vache. Les toutes dernières technologies de caméra permettent de déterminer la position des pis et de raccorder les gobelets-trayeurs.


Le bras du robot effectue toute la traite depuis la zone technique séparée. Du nettoyage et de la pré-traite avec le gobelet spécial (les pis sont lavés et pré-traits individuellement) jusqu’à la traite proprement dite et aux soins à apporter ensuite aux pis. Plusieurs capteurs et appareils de mesure surveillent en permanence le processus de traite. Toute anomalie au cours du processus est immédiatement signalée et visualisée. Le système peut envoyer ces informations directement vers un smartphone ou iPad.




le tout dans une ambiance western





C MOUCHOUX : légumes

A LE POTTIER : confitures

L JEGO : miel

N UREK : gâteaux et spécialités lorraines

M BUROT : vins 
avec modération




La bière Donac



et la surprise de découvrir un producteur de bière de Tinténiac

J-F MOAL : bière artisanale qui porte le nom de la rivière qui longe le canal






Famille HUBY : cidre

L BOURDAIS : laine mohair, vêtements en laine

B COMMUNIER : paniers en osier

M-C et P REBILLARD : crèmes glacées, sorbets et desserts glacés





lundi 13 avril 2015

Louis Bazin un p'tit gars de Tinténiac

Louis Bazin un as de l'aviation 
né à Tinténiac


L'Adj Louis Bazin, pilote de la VC 109, pose devant un Voisin 8 de l'escadrille VC 110 en 1917-1918 - Remarquez les deux emblèmes peints sur cet avion : la croix de Lorraine, insigne personnel du pilote et la grue huppée en virage, l'insigne collectif de l'escadrille - Photo Adj Louis Bazin transmise par Mme Monique Gallais que je remercie pour son aide.






L'Adjudant Louis Joseph François Bazin (dit Henri) est né le 3 juillet 1892 à Tinténiac (Ile-et-Vilaine) - Fils de M. Joseph Marie Bazin et de Mme Anna Mélanie Fourel - 
Il est déclaré à la mairie de Tinténiac sous le numéro 30 de l'année 1892. Né à trois heures du matin, il est enregistré par le maire Ange Aubrée, les temoins sont Pierre Deslandes, débitant de tabac et Pascal Bellanger  greffier de paix.

Ses parents étaient teinturier et ménagère.
Profession avant guerre Fourreur - Engagé au 117ème régiment d'infanterie, le 5 avril 1913 - Nommé caporal, le 9 novembre 1913 - Nommé sergent, le 5 avril 1914 - 
Il est décédé à Bretoncelles dans l'Orne le 14 novembre 1991.
















L'Adj Louis Bazin, pilote de la VC 109, pose devant un Voisin 8 de l'escadrille VC 110 en 1917-1918 - Remarquez les deux emblèmes peints sur cet avion : la croix de Lorraine, insigne personnel du pilote et la grue huppée en virage, l'insigne collectif de l'escadrille 

Toujours dans cette unité lors de la mobilisation générale du 2 août 1914 - Muté au 115ème régiment d'infanterie - Muté au 41ème régiment d'infanterie - Passé à l'aviation comme élève pilote, le 30 juin 1917 - Une citation à l'ordre du régiment, le 23 juillet 1917 - Présélection personnel navigant à l'école d'aviation militaire de Dijon-Longvic - Brevet de pilote militaire n° 8332 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Ambérieu, le 3 septembre 1917 - Stage de perfectionnement ou de spécialisation à l'école d'aviation militaire d'Avord - Pilote de l'escadrille VC 109 du 1er mars 1918 à la fin de la guerre - Nommé Adjudant, le 5 novembre 1918 - Chevalier de la Légion d'Honneur - Médaille Militaire - Croix de Guerre 1914-1918 - Médaille de l'Aéronautique - Décédé le 14 novembre 1991 à Bretoncelles .


L'insigne de l'escadrille VB 109 a été choisi par le Cne Emile Villomé, commandant de l'unité du 25 avril au 13 septembre 1917. Il a été dessiné par le soldat Adolphe Soleau, ancien élève des Beaux-Arts, en juillet-août 1917. Il représente un diable, les ailes déployées, qui lance une grenade enflammée. Comme l'escadrille VB 105 avait elle aussi adoptée un diable, celui de la 109 est représenté sans queue. Il s'agissait pour son concepteur de symboliser les missions de bombardement de nuit et l'ardeur au combat de ses équipages.






dimanche 12 avril 2015

Ange Collet "Mort en Mer" monument aux morts de Tinténiac 26/2/1916


Torpillage du Croiseur auxiliaire Provence II : un Tinténiacois à bord












Le monument aux morts de Tinténiac est en cours de déménagement. Il sera déplacé de 20 mètres pour l'aménagement d'un rond-point. Il a été inauguré en 1922.
La base est en granite de Lanhélin, des carrières de Jules Hignard, la statue du poilu est réalisée en fonte de fer bronzé à partir d'un travail du sculpteur Camus de Toulouse.

la fonte esr réalisée par les établissement Jacomet de Villedieu dans le Vaucluse.













                                                                                                              



Parmi les noms portés sur le monument se trouve celui du caporal Collet Ange né le 26 mars 1893 à Tinténiac et décédé en mer le 26 février 1916 lors du torpillage du croiseur auxiliaire PROVENCE II par le sous-marins U-35
(avant dernier nom de la colonne de gauche)
















L'U-35 est l'un des premiers à être équipé par deux moteurs Diesel, en remplacement des moteurs à huile lourde qui équipaient précédemment les sous-marins, lui permettant la navigation en surface. Ainsi, il peut parcourir un peu plus de 8 500 milles à 16 nœuds. En plongée, deux moteurs électriques lui permettent d'atteindre cinq nœuds sur une distance de 150 kilomètres.



Mesurant 64 mètres de long, il est équipé de 4 tubes lance-torpilles ; deux à l'avant et deux à l'arrière. Il peut transporter 6 torpilles. Il possède un canon de 105 millimètres sur son pont.
Quatre commandants gouvernèrent à sa destinée :Du 3 novembre 1914 au 12 novembre 1915, Waldemar Kophamel Du 13 novembre 1915 au 16 mars 1918 Lothar von Arnauld de la Perière Du 17 mars 1918 au 13 août 1918 Ernst von Voigt Du 14 octobre 1918 au 11 novembre 1918 Heino von Heimburg


 


Jusqu'au 1er août 1915, il fit partie de la flotte allemande en mer du Nord. Le 23 août, en provenance d'Heligoland, il arriva au port de Cattaro enMéditerranée. En tout, le U-35 effectua 17 patrouilles durant lesquelles il coula 224 bateaux, ce qui est un record absolu qui ne fut jamais atteint depuis.


Le 26 février 1916, alors qu’il se rend à Salonique avec à son bord un contingent de 2 000 militaires dont un important détachement du IIIe Régiment d’Infanterie Coloniale, 400 hommes d’équipage et environ 200 chevaux et mulets de l’armée, le croiseur auxiliaire Provence II est torpillé à tribord au large du cap Matapan (Grèce), en Méditerranée, par le sous-marin allemand U 35. Seuls 870 hommes ont survécu à ce naufrage.


L'Ouest-Eclair


Jugement par le tribunal de Cherbourg


République Française,


Au nom du peuple Français Le Tribunal Civil de Première Instance de l'arrondissement de Cherbourg a dans son audience publique du vingt-trois Août mil neuf cent dix-sept, rendu le jugement dont suit la teneur .



Le Tribunal ouï Monsieur Blaizot Juge en son rapport, le ministère Public Entendu et après en avoir délibéré conformément à la loi.


Vu la requête présentée par Monsieur le procureur de la république, les faits y exposés et les pièces à l'appui. Attendu que le vingt-six février mil neuf cent seize le croiseur auxiliaire Provence II allant de Toulon à Salonique a été torpillé par latitude trente-six degrés N et longitude vingt-un degrés quinze Est (greenwich) qu'il a coulé en quelques minutes et qu'une partie seulement de l'équipage et des troupes embarquées comme passagers a pu se réfugier sur les canots ainsi que sur les radeaux ou il furent recueillis le lendemain par les bâtiments de la division des patrouilles.






Attendu que les circonstances de la catastrophe, l'éloignement de la côte et que le fait que les patrouilleurs ont croisé sur les lieux du sinistre longtemps après, ne laissent aucun doute sur la réalité de la mort des disparus, dont il y a lieu de constater judiciairement le décès. Attendu que par jugement en date du vingt sept Février mil neuf cent dix-sept, le Tribunal de ce siège a constaté le décès de cent trente-neuf marins victimes de ce naufrage, que depuis lors le département de la guerre a communiqué au Ministre de la Marine une première liste de militaires disparus au nombre de sept cent soixante-onze en demandant qu'elle fut dés maintenant soumise au Tribunal compétent, une seconde liste devant faire l'objet d'un autre envoi lorsque tous les renseignements d'état civil auront pu être réunis :





Attendu d'autre part qu'il résulte de constatations récemment faites, que la liste dressée à Cherbourg le sept septembre mil neuf cent seize qui a servi de base au jugement du vingt-sept février et qui indiquait comme marin passager manquant Monsieur le capitaine de Vaisseau Reveille a omis de mentionner un second officier de vaisseau également passager et disparu,




Monsieur le lieutenant de Vaisseau Capin. Par ces motifs Déclare constants par suite de leur disparition en mer le vingt-six février mil neuf cent seize dans le naufrage de la Provence II: le décès des sept cent soixante-douze personnes dont les noms suivent et dont la disparition a été déclarée conformément à l'article quatre vingt-huit du code civil par Monsieur le Ministre de la Marine, le vingt quatre avril mil neuf cent dix sept...



Trouvé sur internet cette lettre d'un des rescapés Alexandre Gautier

Ile de Mitylène, le 6 mars 1916
Mon cher Frère
Tu as du apprendre le torpillage du croiseur auxiliaire La Provence. J’étais avec 2 200 camarades comme passager a bord de ce beau bateau de 3 000 tonnes, 191 m de long pour un premier voyage.
J’avais bien choisi le hasard à voulu que je n’y reste pas c’est bien le hasard car beaucoup de malheureux qui savaient nager ont péri, et moi qui étais blessé ne sachant pas nager du tout je me suis sauvé.
Au moment du torpillage (le Samedi 26 Février - 3 h du soir ) j’étais couché dans mon hamac, nous marchions à petite allure 12 nœuds alors qu’on aurait pu marcher 20 nœuds ce qui nous aurait sauvé car le navire a été atteint tout à fait à l’arrière. Je lisais tranquillement tout à coup une explosion sourde le bateau tresaille. Je n’ai pas mis longtemps à me sortir de la cale et grimper sur le pont. Je vais sur le pont avant ; tout le monde était déjà sur pied. Je cours à l’emplacement des ceintures de sauvetage ; il n’y en avais plus a ce moment les officiers passaient parmi nous et disaient que ce n’était qu’un coup de canon, l’espoir nous venais le bateau marchait toujours.








Je me penche hors du bastingage et je vois l’arrière qui s’enfonçais peu à peu. Un nègre qui était à côté de moi quitte sa ceinture de sauvetage et s’en va disant « c’est rien, c’est rien ». Je t’assure que je n’ai pas mis dix seconde a bondir dessus et à monter sur le pont supérieur de l’avant, dans ma précipitation à la mettre je la casse je l’ai réparée, tant bien que mal et j’ai attendu ; sur le pont avant supérieur c’est à dire à l’extrémité du bateau nous étions 200 massés la j’étais assez calme, je cherchais un moyen de sauter dans un des canots qu’on mettait à la mer hélas ces canots qui pouvaient contenir 80 personnes étaient charger du triple ; te décrire les scènes d’ horreur qui se sont passées est impossible. les canots a l’eau chaviraient les autres canots qui arrivaient écrasaient la plupart des malheureux qui étaient à l’eau et puis le bateau s’enfonçait toujours avec plus de rapidité.





Alors l’explosion des machines qui a tué encore quelque centaines d’hommes. le bateau était tout debout, tu vois la position que j’occupais cramponé à l’avant. Je me suis laissé engloutir avec le bateau, le remous de l’eau m’a envoyé au moins a 10m au fond. Aussitôt j’ai remonté a la surface, je commençais a respirer maintenu par ma ceinture, mais aussitôt je reçois un coup sur la tête et aller encore un voyage au fond. Je me croyais bien perdu heureusement que je suis remonté encore sans m’évanouir, et le hasard a voulu que je me trouve à portée d’un radeau, la j’ai pu respirer j’ai regardé l’endroit ou dix minutes avant flottait un des plus beaux bateaux de notre marine, ce n’était plus que des débris de planches, des bottes de foin, des casseroles etc… etc… la mer avais repris son calme les survivants a la nage se bataient vers les radeaux et les barques. j’avais avec moi 22 compagnons.
Jusque la nous étions a peu près sauf mais si la mer devenais mauvaise nous étions perdus ; car tu sais 23 sur ce machin en bois ! et puis a 350 km du port … (je continue sur l’autre feuille) le plus proche ; si le marin de la T.S.F. n’avait pu envoyer le signal de détresse, nous étions condamnés à mourir de soif de faim ou de froid, car la pluspart d’entre nous étaient complétement nu. J’avais juste ma chemise et mon caleçon ; mais ce brave marin avais fait son devoir, (il est mort d’ailleurs a son poste) et le matin un contre torpilleur Français, venais nous receuillir. Quel cri de joie nous avons poussé en l’apercevant ; tu sais toute la nuit balayés par les vagues nous en avions assez .
Nous sommes en ce moment a l’Ile de Mitylène (Grèce) pour nous reposer pendant quelque temps après on nous enverra à Salonique. J’avais pu sauver quelque billets dans une ceinture de flanelle qu’Alice m’avait faite C’est heureux car j’ai pu acheter ici quelques objets indispensable, et tu sais les Grecs nous font payer le prix. Tu seras bien aimable de me faire réponse aussitôt donne moi des nouvelles de Alice car peut être aurai je ta lettre avant la sienne, raconte moi ce qu’on a dit en France de l’accident, tout ce tu sauras en un mot de l’A… (? mot illisible) aussi – car ici on est complètement séparé de France pas de communiqués rien.
Je t’embrasse cordialement, Ton beau Frere, GAUTIER


Alexandre Gautier 3° colonial. 2° CieIle de Mitylène - Secteur 506

mercredi 8 avril 2015

Tinténiac le poilu a regagné son piédestal

Tinténiac le poilu a regagné son piédestal 


Aux premières heures de la matinée, notre poilu a regagné son piédestal déplacé de quelques mètres.  "Le monument est de biais disaient concitoyens ce matin. C'est pas bien, il aurait du être parallèle au mur..."

Tout simplement si vous venez par la rue nationale, vous l'avez bien dans l'axe de la rue .

De nombreuses discussion sur le choix de sa nouvelle installation. Beaucoup aurait souhaité qu'il soit installé dans l'espace arboré de la rue Félicité Lamennais.  



Des fois il arrive le matin que l'on confonde la lumière matinale avec les réglages des blancs... et on a une belle lumière bleue un peu froide...