Bon sang j'suis en retard!

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samedi 12 juin 2021

Tinténiac Musée de l'Outil et des Métiers - Tracteur DEERING McCormick International Harvester

Au pays du tracteur bleu

Le Musée de l'outil et des métiers a réouvert ce matin après une longue pose hivernale... 
Les membres de l'association ont nettoyé ateliers et  outils. Le musée est prêt à vous accueillir.

L'atelier du moulin à blé noir a été réaménagé.

Jusqu'au 30 juin 2021 le musée sera ouvert du lundi au Dimanche de :
Matin : 10h00 à 12h15
Après-midi : 14h00 à 18h00

Entrée plus de 18 ans : 3€
Ados 12 ans et plus  : 1€
Moins de 12 ans : Gratuit

accès au musée limité à 10 personnes
Port du masque obligatoire
Gel hydroalcoolique 

Et en attendant votre visite voici l'histoire de notre tracteur bleu

Photo JM Bergougniou

C'est un tracteur bleu
Adossée à la vitrine
On y vient à pied, 
on ne frappe pas
Ceux qui vivent là, 
ont gardé les clés

Photo JM Bergougniou
En 1847, la demande de son nouvel engin devenant importante, McCormick s'associe avec C.M. Gray pour acquérir les terrains à Chicago, au bord de la rivière Chicago, où il construit une usine de machinerie agricole. Ce site deviendra plus tard le siège d'International Harvester.


Le 12 août
Photo JM Bergougniou
1902, la banque J.P. Morgan and company, suggère à McCormick une fusion avec les fabricants de machineries agricoles Deering Harvester Company, Warder Bushnell and Glessner, Plano Company et Keystone. La nouvelle firme prend le nom d'International Harvester Company (IHC), avec un capital de 120 millions de dollars US. La direction de la nouvelle entité revient à Cyrus McCormick junior, né en 1859.


Photo JM Bergougniou
En 1905, une usine est inaugurée en Suède, et quatre ans plus tard des sites de production de machinerie agricole sont implantés en Allemagne, en France et en Russie.


Photo JM Bergougniou
En 1921, International lance un nouveau tracteur, d’une conception traditionnelle, ce tracteur à quatre roues métalliques (deux motrices et deux directrices) est construit sur un châssis mono-bloc faisant office de carter pour la boîte de vitesses ainsi que le pont arrière, supportant le train avant 


Photo JM Bergougniou
le moteur à quatre cylindres culbutés de marque International, refroidi par eau et fonctionnent au pétrole, les chemises étant amovibles, facilitent la rénovation du bloc, en revanche pour un moteur qui se veut moderne le vilebrequin repose que sur deux paliers monté sur roulement à billes.
Photo JM Bergougniou

Pesant 1 600 Kg, le 10/20 reçoit un moteur à soupapes en tête International à quatre cylindres de 4 600 cm3 avec 108x127mm d’alésage/course. Sa puissance est de 20,46 chevaux à la poulie et de 10,60 à la barre au régime maximum de 1 000 tr/min.
Photo JM Bergougniou

Photo JM Bergougniou
Les roues métalliques ont un diamètre de 0,761m à l’avant et de 1,066m à l’arrière. 


Photo JM Bergougniou

En option, le 10/20 peut recevoir des roues à cornières ou bêches, des roues garnies de bandages de caoutchouc, ou équipées de pneumatiques à partir de 1929, une prise de force arrière et d’une installation électrique d’éclairage à partir de 1926.

Photo JM Bergougniou

Photo JM Bergougniou

La boîte de vitesses, à commande par train baladeur à levier unique.

Photo JM Bergougniou

Photo JM Bergougniou

dimanche 14 mars 2021

Coup de vent sur le canal

 Coup de vent sur le canal

le vent dut souffler fort sur le canal dans la nuit de samedi à dimanche...

Une des voitures abandonnées dans Tinténiac et récemment déplacées sur le parking du Musée de l'Outil s'est retrouvée sur le toit...


Cette voiture, pardon cette épave, faisait partie de la petite dizaine de véhicules abandonnés sur le territoire de la commune.

Un article récent Ouest-France évoquait d'ailleurs ce problème. 

https://www.ouest-france.fr/bretagne/tinteniac-35190/tinteniac-le-fleau-des-voitures-abandonnees-7167340 


Dans les questions diverses du conseil municipal de vendredi 19 février de Tinténiac (Ille-et-Vilaine), Léon Preschoux, élu d’opposition a soulevé le problème des voitures ventouses que l’on retrouve ici et là dans l’agglomération. Quatre se sont ajoutées dernièrement à la liste ce qui en fait huit actuellement. Le maire, Christian Toczé, bien conscient du problème, a donné quelques explications. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce n’est pas facile à résoudre.


 Cette Renault Clio blanche semble être connu pour être une de ces voitures ventouses.

Malgré le couvre-feu, le confinement, nuitamment, elle a été vandalisée, vitres cassée, portières défoncées et renversées sur le toit à l'entrée du parking empêchant l'accès des véhicules. Les joggers, les cyclistes intrigués faisaient le tour du véhicule. La Gendarmerie a envoyé une patrouille de Dol de Bretagne qui a décidé de faire enlever le véhicule présentant un danger pour les promeneurs avec les débris de verre au sol, l'huile s'échappant du moteur. 


Il semblerait aussi que quelques objets divers aient trouvé le chemin du canaL..

Souhaitons que la météo soit plus clémente la nuit prochaine.


jeudi 3 décembre 2020

Tinténiac Collecte des banques alimentaires merci de votre générosité

Tinténiac Collecte des banques alimentaires




MERCI à VOUS _ Merci aux donateurs, merci aux volontaires qui ont collecté, qui ont transporté, qui ont trié, aux magasins qui nous ont soutenu...

Stéphanie GIOT et Marie-Thérèse ANDRE sont satisfaites des résultats de la collecte dans un environnement difficile, la pandémie est toujours présente, le risque existe encore. Les entreprises, les commerces, les ouvriers, les employés, les étudiants, nous tous, sommes en difficulté pour vivre normalement, supporter l'isolement, la solitude et parfois simplement survivre.

Dans ce contexte les responsables de la collecte tiennent " à vous remercier tous pour votre soutien lors de la collecte nationale de la banque alimentaire. 

Votre présence, votre solidarité et votre dynamisme nous ont permis de récolter cette année 4,167 tonnes de denrées et autres produits. 

Ce chiffre est deux fois plus élevé que l'an dernier, les gens ont répondu présents." 


Elles ajoutent "Cette première collecte de notre mandat a été une véritable réussite grâce à vous.
Nous sommes particulièrement fières d'avoir partagé un temps de solidarité avec les 24 élèves du lycée Abbé Pierre qui nous ont bien aidés. Un grand merci à vous. Nous espérons pouvoir partager encore d'autres projets solidaires."


"Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin"


MERCI !!! à l'année prochaine !



article de Ouest-France

Cinquante-deux personnes, dont 24 jeunes du lycée Abbé-Pierre, quatre bénéficiaires de la Banque alimentaire, des bénévoles et des élus ont collecté des denrées pour la Banque alimentaire, vendredi et samedi, à la sortie du Super U et de Netto.



Une satisfaction pour Stéphanie Giot, en charge du CCAS (Centre communal d’action sociale), organisateur de l’événement : « Cette collecte a bien fonctionné. Nous n’avons pas le poids de la totalité des denrées mais, par exemple, nous avons 1 360 produits d’hygiène et d’entretien, 1 273 paquets de pâtes, 338 produits de puériculture… »

L’accueil du public s’est bien passé. Il y a eu des mots de solidarité : « Malgré la situation sanitaire, j’ai la chance de pouvoir continuer à travailler. Il me semble donc important de pouvoir aider les personnes en difficulté. » Ou bien « Nous ne sommes pas dans le besoin, alors nous pensons aux autres. »

« Malgré la situation sanitaire et économique difficile, les gens ont répondu présent. On remercie chaleureusement les donateurs pour leur générosité, ainsi que tous les bénévoles », conclut Stéphanie Giot.

mercredi 25 novembre 2020

Banque Alimentaire Tinténiac 27-28 novembre 2020 NETTO - SUPER U

Banque  Alimentaire  - Tinténiac

27-28  novembre  2020
 NETTO  -  SUPER  U

Depuis 35 ans, les Banques Alimentaires agissent contre la pauvreté et la précarité alimentaire.


Les Banques Alimentaires ont été fondées sur des principes qui régissent encore le quotidien des 79 Banques Alimentaires et 29 antennes : la gratuité, le partage, le don, la lutte contre le gaspillage...

Le défi de la ramasse
Accroche
Participer à distribuer l'équivalent de 230 millions de repas en 2019 pour soutenir 2 millions de personnes en difficulté, c'est l'exploit rendu possible par les bénévoles, héros du quotidien. 

Les Banques Alimentaires récoltent gratuitement des denrées auprès de fournisseurs publics et privés.

L’Union européenne est une source importante d’approvisionnement grâce au FEAD. L’aide alimentaire apportée par le FEAD participe à la réduction de la pauvreté dans l’Union européenne et renforce la cohésion sociale. L'Etat français apporte également sa contribution sur un programme destiné aux épiceries sociales.

La grande distribution apporte aussi sa contribution en autorisant dans ses magasins des récoltes journalières de produits frais et de produits proches de la date limite de consommation mais encore consommables.

Les industries agroalimentaires offrent régulièrement des produits avec des défauts d'emballage ou d'étiquetage. 

La Collecte locale, les 27, 28 novembre prochains
à Tinténiac aux magasins NETTO et SUPER U


Les producteurs et les agriculteurs permettent un approvisionnement en produits frais, en particulier grâce à la politique de retrait.

Les particuliers se mobilisent lors de la Collecte Nationale de fin novembre et parfois lors de collectes organisées au printemps selon les besoins des Banques Alimentaires.

La Collecte Nationale est l'unique moment de l'année durant lequel l'ensemble du réseau des Banques Alimentaires fait appel aux dons de denrées alimentaires auprès des particuliers.
 Collectés dans les 9000 points de collecte en France métropolitaine et les territoires d'outre mer, les dons viennent aider un bénéficiaire proche de chez vous. En effet, chaque denrée alimentaire collectée par nos bénévoles est redistribuée dans le département où il a été collecté afin que cette aide bénéficie localement aux personnes en situation de pauvreté.

samedi 3 octobre 2020

à Tinténiac, Prenez-en de la graine. Il ne faudra pas revoter élection mars 2020

à Tinténiac, Prenez-en de la graine, Il ne faudra pas revoter, Christian Toczé et son équipe sont bel et bien élus!

Le Tribunal administratif de Rennes a rendu sa sentence concernant le recours déposé par la liste "Tinténiac avec vous" pour faire annuler les élections municipales. 

Sur les deux moyens employés le Tribunal n'en a retenu aucun...

Les circonstances du scrutin n’ont pas porté atteinte au « libre exercice du droit de vote ou à l’égalité entre les candidats »

« le dépôt de sachets de graines dans la boîte aux lettres des habitants par les membres de la liste de M. Toczé, dont la campagne prenait en compte le respect de l’environnement, ne saurait être regardé comme un don en nature au sens de l’article 106 du code électoral » 

On ne revotera pas et le Conseil municipal est donc confirmé dans ses fonctions à moins d'un recours au Conseil d'Etat...

Tinténiac les bords du canal d'Ille et Rance photo JM Bergougniou


Ouest-France 3 octobre 2020

Le 15 mars dernier, la liste Tinténiac Nouveau Cap, conduite par Christian Toczé, remportait le scrutin municipal avec 704 voix (soit 50,9 % des suffrages exprimés) contre 679 voix (49,1 %) pour Tinténiac Avance avec Vous, la liste de Béatrice Blandin.

Tinténiac les bords du canal d'Ille et Rance photo JM Bergougniou

Le 20 mars, Béatrice Blandin avait demandé au tribunal administratif d’annuler ces élections, en invoquant deux raisons : d’une part, une « altération de la sincérité du vote en raison d’une pression exercée sur la population fragile et une autre partie qui n’a pas pu aller voter » du fait de l’épidémie de Covid-19 ; d’autre part, 

Tinténiac un sachet de graines photo JM Bergougniou

qu’en distribuant le 13 mars des sachets de graines dans les boîtes aux lettres, la liste menée par Christian Toczé aurait « méconnu les dispositions de l’article L. 106 du code électoral » qui interdit de faire pression « par des dons ou libéralités en argent ou en nature, par des promesses de libéralités, de faveurs, d’emplois publics ou privés ou d’autres avantages particuliers, faits en vue d’influencer le vote d’un ou de plusieurs électeurs ».

Ce second argument avait été introduit en toute fin de procédure, le 26 août.

L’audience au Tribunal a eu lieu le 16 septembre et le verdict a été rendu mercredi 30.

Tinténiac en fleurs photo JM Bergougniou

Les juges ont rejeté le recours Blandin. Dans leur délibéré, les juges soulignent que les circonstances du scrutin n’ont pas porté atteinte au « libre exercice du droit de vote ou à l’égalité entre les candidats », et relèvent que le taux d’abstention national pour ces élections était de 53,34 % contre seulement 46,78 % à Tinténiac. 

Tinténiac en fleurs photo JM Bergougniou

Les juges écartent également le grief des graines en considérant que « le dépôt de sachets de graines dans la boîte aux lettres des habitants par les membres de la liste de M. Toczé, dont la campagne prenait en compte le respect de l’environnement, ne saurait être regardé comme un don en nature au sens de l’article 106 du code électoral » et que, par conséquent, la protestation de Béatrice Blandin selon laquelle la liste de Christian Toczé aurait entendu « exercer des pressions sur les électeurs »n’est pas fondée.


Tinténiac en fleurs photo JM Bergougniou

Sauf appel de cette décision auprès du Conseil d’État par Béatrice Blandin, ce jugement met fin à un contentieux électoral qui aura duré plus de six mois.
Tinténiac. 

lundi 24 août 2020

24 août - Saint Barthélemy -Gaspard de Coligny

24 août - Saint Barthélemy -Gaspard de Coligny


Le 24 août est le jour de la Saint Barthélemy et cette date touche intimement Tinténiac. Pour en savoir plus, il nous faut remonter au XVI siècle en 1572.
Nous sommes en pleine guerre de religion et pour concrétiser la paix entre les deux partis religieux, Catherine de Médicis projette de marier sa fille Marguerite de Valois avec le prince protestant Henri de Navarre, futur Henri IV. 



Le mariage princier initialement prévu pour le mois de mai 1572, est repoussé au 18 août 1572, suite au décès de Jeanne d'Albret, mère d'Henri de Navarre. Il n'est accepté ni par les catholiques intransigeants, ni par le pape qui demande la conversion du fiancé, refusant ainsi d'envoyer la dispense de consanguinité.


Le mariage est célébré le 18 août 1572, à l'occasion de festivités grandioses auxquelles sont conviés tous les grands du royaume, y compris les protestants, dans un esprit de concorde et de réconciliation.



Le mariage réunit à Paris la présence d'un très grand nombre de gentilshommes protestants venus escorter leur prince. Or, Paris s'avère être une ville farouchement anti-huguenote, et les Parisiens, catholiques à l'extrême, n'acceptent pas leur présence. Du fait du martèlement des prédicateurs, capucins et dominicains au premier chef, le mariage d'une fille de France avec un protestant, fût-il prince du sang, leur fait horreur. Le peuple parisien est très mécontent : les récoltes ont été mauvaises ; la hausse des prix et le luxe déployé à l'occasion des noces royales accentuent leur colère



Jusqu'à la révolution, Les Iffs et le chateau de Montmuran propriété des Laval
puis Coligny faisait partie intégrante de Tinténiac photo JM Bergougniou

Les Guise ne sont pas prêts à laisser la place aux Montmorency. François, duc de Montmorency et gouverneur de Paris, ne parvient pas à contrôler les troubles urbains. Cédant face au danger parisien, il préfère quitter la ville quelques jours après le mariage.




L'amiral de Coligny seigneur de Tinténiac


Le 22 août 1572, un attentat à l'arquebuse, attribué à un certain Maurevert, est perpétré contre Gaspard de Coligny à sa sortie du Louvre, alors qu'il se dirige vers son hôtel, rue Béthizy.

L'Amiral s’en tire avec l'index de la main droite arraché et le bras gauche labouré par une balle qui y reste fichée.



La tentative d'assassinat de Coligny constitue l'événement déclencheur, le « premier acte » de la crise qui va mener au massacre. Les protestants s'élèvent contre cet attentat visant leur chef le plus respecté, et réclament vengeance. La capitale se trouve au bord de la guerre civile entre les partisans des Guise et les huguenots. Pour rassurer Coligny et les protestants, le roi vient avec sa cour au chevet du blessé, et lui promet justice. Devant la reculade du roi face aux protestants, les Guise font mine de quitter la capitale, laissant le roi et la reine-mère dans le plus grand désarroi. Charles IX et Catherine de Médicis prennent peur de se retrouver seuls avec les protestants.


La Saint-Barthélemy - Coligny defenestré 

Peu de temps après cette décision, les autorités municipales de Paris furent convoquées. Il leur fut ordonné de fermer les portes de la ville et d'armer les bourgeois afin de prévenir toute tentative de soulèvement. Le commandement des opérations militaires fut confié au duc de Guise et à son oncle le duc d'Aumale. Ils ont l'appui des princes connus pour leur intransigeance au sein du cercle royal ; le duc de Nevers, le duc de Montpensier et le bâtard d'Angoulême.

le duc de Guise
Le « commando » du duc de Guise fut mené rue de Béthizy, au logis de l'amiral de Coligny, qui fut tiré de son lit, achevé et défenestré.

Les nobles protestants logés au Louvre furent évacués du palais puis massacrés dans les rues avoisinantes (on comptait parmi eux notamment Pardaillan, Saint-Martin, Bourcesa, Armand de Clermont de Piles, Beaudiné, Puy Viaud, Berny, Quellenec, baron du Pons8[source insuffisante]). Leurs corps rassemblés devant le palais furent dénudés, traînés dans les rues puis jetés dans la Seine9.

Les troupes de Guise s'attaquèrent ensuite aux chefs protestants logés dans le faubourg Saint-Germain (qui était à cette époque encore en dehors de la ville). Le contretemps apporté par la fermeture des portes de la ville et la disparition de ses clefs permit aux protestants d'organiser une riposte et de s'enfuir (comme Jacques Nompar de Caumont ou Gabriel Ier de Montgommery).


Mais en quai Tinténiac est-elle concernée par ce massacre?



 Charlotte de Laval au décès de ses parents eut en partage la châtellenie de Tinténiac, et épousa en 1547 le célèbre amiral de France Gaspard de Coligny. 


L'amiral de France a la charge des côtes de Picardie, de Normandie, d'Aunis et de Saintonge. Sa charge va s'étendre au début du XVIIe siècle, à la Guyenne puis à la Provence. 

En temps de guerre, il est chargé de rassembler les navires marchands français pour constituer la flotte. Il doit armer, équiper et ravitailler les navires pour la course, donner les lettres de marque aux corsaires (la course est alors la forme principale de guerre maritime). 

Vitrail de l'église des Iffs r(1587?) représentant Coligny en béret bleu
photo JM Bergougniou 

En temps de paix, il s'occupe de l'entretien de la flotte royale, quand elle existe, mais surtout du commerce maritime et de la flotte marchande.
Durant l'ère moderne, peu d'amiraux ont été des marins — d'ailleurs, à l'exception de Claude d'Annebaut, aucun d'entre eux n'a commandé effectivement la flotte.

Montmuran Les Iffs le pont-levis photo JM Bergougniou

Gaspard de Coligny nait à Châtillon en 1519. Son père était d’une famille ancienne et avait épousé en 1514 Louise de Montmorency, veuve de Fercy de Mailly dont elle avait trois enfants. Gaspard Ier mourut en Guyenne en 1522.







La tour la plus ancienne date du XIIIe siècle photo JM Bergougniou


Gaspard II avait trois ans, et s’était déjà fait remarquer par son goût pour les jeux guerriers. Il fut élevé par sa mère, Louise, avec ses trois frères : ses aînés Pierre (1515-1528) et Odet (1517) et son cadet François (1520).

Les jeunes Coligny reçurent une éducation humaniste. Leur précepteur, Nicolas Bérault, correspondait avec Érasme et Guillaume Budé.

Montmuran les Iffs système de défense photo JM Bergougniou

En 1530, Louise de Montmorency, la mère de Gaspard, fut nommée dame d’honneur d’Éléonore d’Autriche et la famille se retrouva à la cour.

Politiquement, la France, l'empire de Charles Quint son rival et les États Pontificaux étaient les plus grandes puissances européennes. Il faut y ajouter l’Angleterre dont le soutien pouvait faire pencher la balance d’un côté ou de l’autre en cas de conflit.



Du Guesclin est armé chevalier dans la chapelle de Montmuran
photo JM Bergougniou

Sur le plan religieux, la France s’était engagée dans la voie d’une certaine indépendance avec le concordat de Bologne. L’humanisme se répandait et avec lui une critique des pratiques religieuses qui appelait des réformes et provoquait des oppositions au sein de l’université et des ordres religieux inquiets de la diffusion des idées luthériennes.
Montmuran Les Iffs photo JM Bergougniou

En 1533, l'année du schisme entre Rome et l'Angleterre, François Ier maria son fils Henri, le dauphin, à la nièce du pape Clément VII, Catherine de Médicis.

Coligny poursuivait ses études en compagnie des enfants du roi avec pour maître Guillaume du Maine, abbé de Beaulieu.

La cour se déplaçait beaucoup, et les jeunes Coligny suivaient le roi de château en château. Gaspard s’était fait des amis, notamment le jeune François de Guise.

En 1542, les Coligny allaient faire leurs premières armes.

La guerre déclarée contre Charles Quint, Gaspard fit campagne au Luxembourg, dans le Comté de Flandre, en Italie où il participa à la victoire sans lendemain de Cérisoles. La paix signée avec l'empereur (1544) il prit part à l'offensive navale commandée par Claude d'Annebault contre les Anglais.

Les Iffs Les Cuisines du château photo JM Bergougniou

Plusieurs fois blessé dans ces combats, il se distingua pour son audace. La paix fut signée avec Henri VIII d'Angleterre en 1546 laissant Coligny libre de faire, comme c'était l'usage à l'époque pour les jeunes gens de bonne famille, un voyage en Italie. Il séjourna notamment à Ferrare chez la duchesse d'Este, mais la mort de François Ier le 31 mars 1547 précipita son retour en France.


Un des premiers gestes du nouveau roi fut de rappeler l'oncle de Gaspard, le connétable de Montmorency. Gaspard, quant à lui, fut nommé gentilhomme ordinaire de la chambre du roi et décoré de l'ordre de Saint-Michel.


Eglise de Tinténiac Armes des Laval photo JM Bergougniou

En 1547, il reçut la charge de colonel général des Bandes françaises. Cette même année fut marquée par la mort de sa mère, Louise de Montmorency, qui s'était beaucoup rapprochée des idées de la réforme, Gaspard épouse en premières noces, en 1547, Charlotte de Laval, fille du comte Guy XVI de Laval, dans la chapelle du château de Montmuran alors sur la paroisse de Tinténiac.

Porte offerte à l'ancienne église de Tinténiac
par Gaspard de Coligny et réemployé en 1908
lors de la construction de la nouvelle église
photo JM BERGOUGNIOU

L'année suivante son cadet, François d'Andelot, épousa à son tour une riche héritière de Bretagne. Mais la cour d'Henri II était un foyer d'intrigues où le clan des Montmorency et celui des Guise, soutenus par la toute-puissante maîtresse du roi, Diane de Poitiers se disputaient les faveurs d'Henri II.




En 1562, lorsque la guerre éclata entre le parti protestant et le parti catholique, Coligny s'engagea aux côtés du prince de Condé. Éprouvant des difficultés à entretenir une armée, il négocia une aide financière avec la reine Élisabeth Ire d'Angleterre et fut amené à lui céder le port du Havre (Traité d'Hampton Court). La livraison d'une place d'importance aux ennemis héréditaires de la France lui sera particulièrement reprochée y compris par les sympathisants de la Réforme.



Tinténiac porte des morts offerte par Coligny photo JM Bergougniou


Il participe à la bataille de Dreux qui marque la défaite de l'armée protestante face à l'armée royale. En 1563, on l'accusa d'avoir commandité l'assassinat du duc de Guisepar Poltrot de Méré. La mort de ce dernier, assassiné sous les murs d'Orléans, amena quelques années de paix.


Avec l'autorisation du roi Charles IX, il choisit le capitaine huguenot Jean Ribault en 1562 pour établir une colonie en Floride avec 150 de ses coreligionnaires. La Floride française, après deux tentatives malheureuses, n'aura vécu que de 1562 à 1565.



Les catholiques de la cour, cependant, le haïssaient, et son influence sur le roi resta limitée. Sa proposition d'intervenir dans le Comté de Flandre contre l'Espagne fut ainsi rejetée plusieurs fois.



Eglise des Iffs photo JM Bergougniou

Ayant envoyé précédemment son chirurgien Ambroise Paré, Charles IX, accompagné de sa mère et son frère, se rendit au chevet du blessé, lui promettant justice. Mais l’assassinat de tous les chefs protestants fut alors décidé et dans la nuit du 23 au 24 août 1572 éclata le massacre de la Saint-Barthélemy. Coligny fut achevé dans son lit, à coups de dague et son corps fut jeté par la fenêtre dans la cour par Charles Danowitz. Il est ensuite transporté au gibet de Montfaucon où il est exhibé, pendu par les pieds.