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lundi 8 février 2016

Saint-Marcan le télégraphe de Chappe Bretagne Ille et Vilaine

Saint-Marcan le télégraphe de Chappe


Considérée comme le premier système moderne de télécommunication, la télégraphie aérienne est mise au point par Claude Chappe (1763-1805) en 1791. Administration d'Etat dotée d'un réseau de plus de cinq mille kilomètres, le système télégraphique est utilisé essentiellement pour la transmission d'informations d'ordre militaire.
Invention révolutionnaire, il permettait de transmettre un signal de Paris à Brest en vingt minutes. Située sur la ligne reliant Paris à Brest, la station de Saint-Marcan est construite en 1799. 




Seul télégraphe en Bretagne dont le mécanisme a été entièrement réhabilité, il est ouvert au public depuis 2002.

Le télégraphe a été inventé par Claude Chappe (1763 - 1805).
Les frères Chappe réalisèrent le 3 mars 1791 une première expérience publique de télégraphe aérien de Brûlon à Parcé sur une distance de 14 km.
Les télégraphes aériens furent adoptés le 26 juillet 1793 par la Convention nationale.







Saint-Marcan (Ille et Vilaine) est la 37 eme station de la troisième ligne de télégraphie de Paris à Brest.Elle correspondait avec le Mont Saint-Michel à l'est et avec le Mont-Dol à l'ouest.Pour mener à bien l'invasion des îles Britanniques projetée par le Directoire, la ligne avait été décidée en octobre 1797 et on avait prévu 55 stations à travers landes et bocages.L'emplacement des stations avait été reconnu par Claude Chappe lui-même.

Le 16 juillet 1794 la première ligne officielle Paris-Lille fût mise en service.


En quelques années, 5000 km de réseau et près de 533 stations étaient mis en place, couvrant une partie importante du territoire français.




Le succès du télégraphe optique s'estompa et Bonaparte réduisit en 1800 les crédits aloués à leur construction et entretien. Claude Chappe ne supporta pas ce désaveu et désespéré se jeta dans un puits en 1805 à l'âge de 42 ans. Les frères poursuivirent le développement du télégraphe optique jusqu'en 1830, date à laquelle il fût définitivement arrêté.




Le défaut du télégraphe de Chappe est qu'il ne fonctionne pas la nuit et par temps de brouillard.
Ce défaut a eu une importance considérable dans l'histoire de France :


Lors du retour de Napoléon pendant les cent jours, celui-ci débarqua le 1 mars 1815 avec 1200 hommes au Golfe Juan, mais Paris, alors sous le règne de Louis XVIII, ne l'apprit par le télégraphe de Chappe que le
5 mars 1815, pour cause de brume.




De ce fait, Napoléon ne fût intercepté (sans succès) qu'au lac de LAFFREY juste avant Grenoble, le 7 mars 1815.


Le télégraphe de Chappe fût remplacé ensuite par le télégraphe électrique.






Située à une altitude de 90 mètres au village de "La Masse", la station possède une forme de tour classique, à base carrée, construite en granit.
L'étude de sa charpente, d'origine, a permis d'affirmer qu'elle avait connu deux types de machines : le système Chappe et probablement à partir de 1840, lors de la modernisation des lignes, un système horizontal Flocon.
Saint-Marcan constitue l'un des seuls vestiges télégraphiques de la ligne de Bretagne.






Au début, les mécanismes sont construits par les ateliers de l'administration centrale dans les locaux même de l'administration du télégraphe. En 1833, ils étaient construits dans l'atelier Guillaume Jacquemart Atelier pour la confection des télégraphes et autres machines, passage du Désir, faubourg Saint-Denis, numéro 881.

Le mécanisme est constitué :
d'un mât de 7 mètres de couleur bleu ciel en partie extérieure, intégrant une échelle pour accéder aux éléments mobiles et réaliser leur entretien ;
d'un bras principal de couleur noire nommé « régulateur », de 4,60 m de long sur 0,35 m de large ;



de deux ailes noires nommées « indicateurs », de 2 m sur 0,30 m ;
de contrepoids gris pour chaque indicateur, nommés « fourchettes » ;
d'un système de manœuvre au pied du mât en salle de travail, nommé « manipulateur », reproduisant à l'identique les positions du signal ;
d'un système de transmission par câbles et poulies de renvoi.





Les régulateurs et indicateurs sont munis de persiennes fixes pour réduire la prise au vent.

Le mât et les structures du régulateur et des indicateurs sont en chêne, les persiennes en bois de pin, les poulies en orme, les poignées en frêne, les mécanismes sont en fer, bronze et laiton






On distingue les signaux de correspondance et les signaux de régulation et de service.
Les signaux de correspondance utilisent une position horizontale ou verticale du régulateur. De plus, la position oblique gauche du régulateur est utilisée pendant la composition des signaux de correspondance.
Les signaux de régulation (urgence du message, absence, problème divers, brouillard...) utilisent uniquement la position oblique droite du régulateur.

Les signaux sont valides quand les petites ailes noires nommées indicateurs sont :
repliées sur le régulateur
ou forment un angle à 45° ou 90° avec le régulateur

La position dans le prolongement du régulateur n'est mécaniquement pas possible. Elle a été abandonnée pour éviter confusion et ambiguïté avec la position repliée sur le régulateur.

Chaque indicateur pouvant prendre 7 positions par rapport au régulateur, ce dernier pouvant en prendre 2, cela nous donne 98 positions possibles (=7*7*2). Positions desquelles on retire 6 signaux de service, ce qui laisse 92 signaux de correspondance pour former le message, ce qui en utilisant 2 signaux par mot ou expression, permet d'avoir un vocabulaire de 8464 mots (=92*92).



Pour qu'un message soit envoyé et reçu, il devait d'abord être codé en signaux par le directeur de la station de départ, en utilisant le code télégraphique en usage. N'était transmis qu'une suite de signaux.


Les stationnaires relayaient les messages observés à la lunette en actionnant le mécanisme de leur tour et en consignant les signaux transmis dans un registre.


Photos (c) JM Bergougniou

vendredi 27 novembre 2015

Hommage aux victimes des attentats parisiens

"Ils étaient la jeunesse de la France".



"Nous ne céderons ni à la peur, ni à la haine"

 Face aux terroristes, "nous multiplierons les chansons, les concerts, les spectacles, nous continuerons à aller dans les stades".

dimanche 22 novembre 2015

un renard dans le canal

Un renard dans le canal

Les usagers du canal d'Ille et Rance sont informés de sa fermeture à partir du 26 octobre 2015. 



L'écluse de Tinténiac en hiver.

La période de chômage est fixée du 26 octobre 2015 au 31 mars 2016.


les canaux sont généralement alimentés artificiellement, les digues de canaux servent à contenir l'eau à l'intérieur du canal. Et parfois un trou se creuse dans la digue provoquant des inondations dans les terrains en contre-bas. Ce trou est nommé un renard.

de Tinténiac à Hédé par temps de neige


Canal d'Ille et Rance (section Rennes-Dinan) :

  • Tirant d'eau : 1,20m
  • Mouillage : 1,60m
  • Vitesse maximum : 6km/h
  • Hauteur libre sur retenue normale : 2,50 m à 3,50 m.



L’objectif alloué aux digues est de contenir les flots pour éviter une inondation du ou des vals. Mais sans une bonne conception, un suivi et un entretien régulier de la digue, des brèches peuvent apparaître et provoquer des inondations.


les talus des levées peuvent subir les effets des courants hydrauliques qui peuvent provoquer des érosions à leur base. Il en résulte un affaiblissement des caractéristiques mécaniques du corps de remblai et un raidissement de la pente du talus. Ceci peut entraîner des affaissements de matériaux qui à leur tour engendrent des perturbations hydrauliques sous forme de tourbillons et des érosions. Par rupture successive du talus, une brèche peut se former et conduire à la rupture complète de la levée


Le col vert ayant élu domicile dans le canal depuis maintenant trois années

Les hétérogénéités de perméabilité dans le corps de la levée peuvent être à l’origine de circulation d’eau. Selon la nature des matériaux et la charge hydraulique, on peut atteindre le gradient hydraulique critique qui provoque localement l’érosion interne. De part en part, cette érosion peut se propager jusqu’à former une vraie galerie qui provoque une brèche dans la levée par effondrement des matériaux.


Les facteurs aggravants sont :
  • la présence de galeries, comme celles que peuvent faire certains animaux comme les ragondins ou les castors ;
  • une mauvaise étanchéité entre couches de remblais,
  • une hétérogénéité des matériaux.
  • Les racines d'arbres abattus qui, en pourrissant, laissent pénétrer l'eau sous les digues.




carte postale ancienne datant d'avant la mère Denis...




le chenal et la vase



Mouettes trouvant leur pitance dans les basses eaux

Arrivée des eaux pluviales?